CINQUIÈME PARTIE
Traitement des comiillcatîons et des épîpliénomèues priucipaiix du diabète sucré.
11 est assez rare que le diabétique meure du fait même de la maladie, par cachexie progressive. Le plus souvent la mort est amenée ou précipitée par des incidents pathologiques, d'autant plus redoutables qu'ils nécessitent parfois une médication hygiénique ou thérapeutique absolument opposée à celle du diabète. A côté de ces complications qui entraînent un danger plus ou moins immédiat, il en est d'autres qui, sans menacer directement l'existence du diabétique, portent atteinte à, l'une des fonctions de l'économie, ou qui par les souffrances qu'elles lui causent augmentent son état de dépérissement.
Complications proprement dites ou épiphénomènes se produisent dans tous les appareils : car partout peut se faire sentir l'action nocive d'un sang \icié par la dystrophie. La liste en serait donc interminable, particulièrement si nous prenions au pied de la lettre les descriptions classiques. Mais, ici encore, il faut remarquer que les pathologistes ne tiennent pas suffisamment compte du terrain sur
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lequel se développe le diahèle el portcnl iiidùmenl. à son passif des manifeslalions morbides qui relèvenl en réalité de la maladie mère, arlhritisme, ou névropathie. Celle question n'a du reste ici qu'une importance secondaire ; car, quelle que soit en réalité leur fiiialion ou leur signilication nosologique, ces incidents morbides contingents introduisent dans le complexus pathologique des indications thérapeutiques nouvelles qui s'imposent à notre examen.
La première place appartient aux manifestations cétonémiques, lesquelles relèvent toujours de la Jyscrasie diabétique dont elles constituent l'expression clinique la plus saisissante; quant aux autres complications, dont l'origine reste souvent obscure ou indécise, nous les passerons en revue au point de vue thérapeutique, en suivant l'ordre anatomique, appareil par appareil.