‹ Thérapeutique infantileChapitre 4 sur 39 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Cet ouvrage est consacré à ]a thérapeutique des maladies de la première et de la deuxième enfance; nous nous sommes efforcé de présenter au lecteur des indications nettes et précises : pour la plupart des maladies visées, nous nous sommes borné à la thérapeutique ; pour quelquesunes, nous avons cru devoir exposer parallèlement les symptômes et le traitement.

Nous avons cherché à être clair, à ne pas encombrer chaque chapitre d'un trop grand nombre de formules, parmi lesquelles il n'est pas toujours aisé de faire un choix.

La posologie en matière de thérapeutique infantile a toujours été un réel souci pour les médecins qui ne sont pas familiarisés avec les maladies des enfants. Ils ne doivent jamais oublier ce principe que, si actifs que soient les produits utilisés, on peut y recourir sans crainte, à la seule condition de les administrer à doses frac-

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tionnées, répétées à intervalles réguliers; en surveillant les effets produits, on peut toujours interrompre en temps utile l'administration du médicament.

Nous avons donné une large part à l'hygiène et à la sérothérapie. L'hygiène n'est pas seulement utile à la prophylaxie des maladies infectieuses; elle joue aussi un rôle important dans le succès des médications les plus rationnelles. Elle a été presqu'entièrement renouvelée; on pourrait dire qu'elle a été scientifiquement créée parles doctrines Pastoriennes.

En substituant à l'hypothèse mystérieuse et obscure des virus, des miasmes et des contages, la notion tangible et lumineuse de l'agent vivant, du microbe, cause essentielle et nécessaire mais parfois insuffisante de la contagion et de l'infection, le génie de Pasteur a donné une base solide aux efforts des hygiénistes, a permis de faire enfin la véritable prophylaxie des maladies infectieuses.

Jusqu'à ces derniers temps, on pouvait croire que l'œuvre de Pasteur se bornerait, dans ses applications à la médecine, à la prévention de certaines maladies infectieuses, et voilà déjà que, grâce aux travaux de ses élèves, à ceux de Roux notamment, nous sommes en mesure d'enrayer dans son évolution fatale, de juguler en quelque sorte, l'une des maladies contagieuses

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les plus terribles, la diphtérie, la terreur des mères, le desespoir des médecins!

La sérothérapie ne date que d'hier; elle a déjà donné des résultats inespérés-: clic autorise aujourd'hui les plus audacieuses espérances!

Ces considérations justifieront sans doute l'importance que nous avons donnée à l'hygiène prophylactique et à la sérothérapie dans le traitement des maladies des enfants.

A. JosiAs.

Juin 1896.

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