DOULEURS DE DENTS
On réussit très-bien à calmer les douleurs de dents par le magnétisme. Bien souvent les douleurs viennent d’une carie des os; le soulagement obtenu alors n’est que temporaire, la guérison ne peut avoir lieu que par l’extraction : il est remarquable toutefois qu’une forte impres-
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sion, la vue de l’instrument du dentiste, fasse cesser subitement des douleurs intolérables.
11 y a, de par le monde, beaucoup de personnes qui, tout en ignorant le véritable agent qu’elles mettent en œuvre, emploient des procédés magnétiques pour faire cesser les douleurs de dents; l’être souffrant doit être confiant, l’opérateur lui touche alors la dent soit avec un clou, soit même avec le doigt et prononce certaines paroles ou dit une prière. Il est défendu à ces personnes, disent-elles, de rien accepter, ce à quoi elles se conforment rigoureusement, pensant qu’elles perdraient toute puissance. Les magnétistes ont réussi parfois par les procédés simples du magnétisme et sans l’emploi de ces formules.
Quelques affections du nez ont pour point de départ un trouble dans les humeurs, un vice originel ou acquis par une infection syphilitique. Plusieurs rentrent dans la classe des cancers, etc.... On les traite de même et nous y renvoyons le lecteur. Tout ce qui n’est qu’engorgement fluxionnaire simple et qui ne vient point de l’habitude de l’ivresse se guérit très-bien par le magnétisme. Un mou-
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vement imprimé à la circulation suffît souvent pour déterger et chasser tout ce qui s’était fixé de matériaux d’irritation soit dans les fosses nasales, soit dans les tissus propres du nez. On a guéri ainsi des nez punais.
BLÉPHARITE, CONJONCTIVITE, AMAUROSE, ETC.
Je n’indique qu’un petit nombre de maladies d’yeux, celles sur lesquelles le magnétisme agit communément. Lorsqu’il y a opacité ou cataracte, le magnétisme ne peut agir: c’est un corps matériel à détruire, c’est dès lors l’affaire du chirurgien. Lorsque les humeurs de l’œil sont altérées, troublées, qu’elles ont par conséquent perdu leur transparence, lorsqu’il y a diminution du volume de l’œil, qu’il est flétri, le magnétisme nepeut rien : si on l’emploie, ce doit être comme essai, comme dernier remède et sans bien grand espoir de succès. Mais lorsque les humeurs de l’œil sont limpides, lorsque la pupille n’est pas dilatée démesurément et immobile, lorsque enfin ce n’est qu'une paralysie du nerf optique qui a déterminé la cécité, on peut se permettre quelque espoir, le magnétisme offre une
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chance de salut. Dans certains cas il force le passage, et reporte la vie dans la branche auparavant abandonnée de l’arbre nerveux. Je n’ai jamais vu cependant la cécité disparaître très-rapidement; c’est petit à petit que survient l’amélioration, et ce bienfait est précédé par des lueurs qui, au lieu de ravir, portent le désespoir chez l’aveugle : il craint que ce mieux n’augmente pas, il tremble de le voir disparaître. Laissez-le se désespérer, et continuez doucement votre travail ; nous avons remarqué toujours que la nature, sollicitée avec persévérance par l’action magnétique, faisait de nouveaux efforts et finissait par produire un mieux de plus en plus sensible.
Les seuls symptômes d’action que nous ayons remarqués se montrent pendant la magnétisation. On voit l’œil devenir plus brillant, il larmoie parfois, les paupières s'agitent convulsivement et la tête oscille, les yeux se ferment et des picotements s’y font sentir. J’ai réussi dans plusieurs cas de cécité où tous les remèdes avaient été employés sur l’avis d’oculistes en renom. Les résultats obtenus ont été durables, mais non le souvenir du bienfait. Voici comment les gens guéris ont rendu témoignage: la première guérison eut lieu contre mon attente car je ne l’espérais point et l’homme qui avait ainsi miraculeusement recouvré la lumière, — ne savait pas au bout de quelque temps si c'était bien moi qui l’avais guéri, son infirmité devait sans doute se passer, ajoutait-il, etc. Le second exemple ne m’offrit pas d’autre satisfaction : c’était un sous-intendant militaire qui avait contracté son infirmité
en Afrique, et qui, sans moi, n’aurait pu atteindre le temps voulu pour sa retraite. Un jour il m'écrivit une lettre presqu impertinente et se plaignait de l’insuccès de mes efforts... J’eus le plaisir de le rencontrer se promenant seul dans les rues de Paris, tandis qu'il ne pouvait, avant, faire un pas sans un guide. Chez tous les deux, l’action magnétique convulsait et agitait les paupières, ils sentaient un feu qui leur traversait les yeux.
Lorsque la Vue n’est pas entièrement éteinte, la guérison est bien plus facile. Plusieurs malades m’ont dû la conservation d’un œil gravement atteint et la cessation des douleurs existantes dans celui qui était perdu sans retour.
N’oubliez pas que toutes les maladies que vous aurez fi combattre ont une cause physique, qu’elles sont dues à des agents naturels introduits eh nous par diverses voies, et que la santé ne peut se rétablir qu’après leur expulsion. N’oubliez point que la nature a pourvu à tous les embarras qui pourraient survenir, qu’elle a établi des émonctoires, des égouts où elle dirige sans cesse tout ce qui est impropre à la vie, tout ce qui peut troubler les fonctions des organes; qu’ainsi, dans les cas de maladies spécifiés plus haut, lorsque par le magnétisme vous obtenez une abondante sécrétion de larmes, un écoulement d’humeurs par les oreilles, de sang par les fosses nasales, ces résultats sont des indications précieuses de tendances que vous devez vous empresser de seconder. 11 faut donc vous appliquer à reconnaître ces symptômes, ils seront pour vous un encouragement, un gage de réussite.
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Traitement général. — Pour procéder à ces cures, on commence comme s’il ne s’agissait point d’une maladie des yeux, on magnétise généralement, puis, diminuant graduellement l’étendue de ces passes, on arrive à 11’actionner que la région des yeux ; on dirige les doigts en face la pupille à une petite distance en faisant osciller légèrement les doigts pour donner plus d’activité à l’émission : le magnétiseur doit, par la pensée, suivre jusque dans l’organe malade le courant magnétique ; il faut qu’il se concentre, qu’il s’absorbe un instant, afin que, semblable à une pile galvanique tout son feu soit appelé à l’extrémité de ses doitgset s’échappe de leurs pointes. La nature ainsi excitée peut, par sa toute-puissance, reproduire des tissus, nettoyer ceux qui ont perdu leur transparence ; elle le peut en rendant l’absorption plus active et par l’emploi d’autres moyens qui nous sont inconnus, tandis que les sétons, les vésicatoires, lescollyres de toute espèce ne font souvent qu’altérer ses forces et rendre plus difficiles les retours à la santé.
AFFBCTIONS DB L’OREILLE.
OTITE, OTHORRHÉE, OTÀLGIE, SURDITÉ.
Les causes ici sont également diverses, et nous ne pouvons les spécifier. Ces infirmités masquent souvent de grands désordres dans le cerveau, et sont pour le magnétisme d’une difficulté extrême à guérir; nous comptons cependant des succès où la médecine avait échoué.
Vous allez sans doute demander comment, ignorant la cause des maladies, nous espérons pourtant les guérir 1 Voici notre explication : nous sommes différents en tout du médecin qui ne peut fixer ses idées sur des remèdes sans connaître parfaitement la cause ou l’origine d’un mal ; sans cela, son choix est une présomption et le succès un pur hasard. Nous, au contraire, nous n’avons besoin que de connaître la partie où est le mal, la région qu’il occupe pour y faire pénétrer le remède.
Nous imprimons dans la partie souffrante un mouvement particulier, nous augmentons pour un instant sa sensibilité, et nous savons que la nature nous aidera pour le, reste. Nous ne sommes qu’un des instruments de ses opérations, nous lui fournissons l’élément dont elle a besoin pour agir : si le mal est aigu on constatera un surcroît d’activité; si, au contraire, nous rencontrons de l’inertie,
de l’indolence, la nature ne tardera pas à se réveiller de son assoupissement et des réactions auront lieu ; il y aura augmentation de chaleur, humidité dans les tissus dont auparavant la sécheresse était évidente. Cette activité qu’on pourrait croire devoir cesser avec la magnétisation continue un certain temps, et suffit, dans certains cas, pour modifier considérablement les dispositions existantes et produire à la fin de très-heureux résultats. On a vu parfois survenir des écoulements par les oreilles, une vapeur fétide s’en échapper, et l’action du magnétisme, se faisant ressentir jusque dans l’arrière bouche et dans le nez, une sécrétion particulière s’ouvrait une issue par ce dernier organe. Lorsque ces symptômes favorables se rencontrent, on doit être certain du succès : trop souvent la paresse ou la faiblesse de la nature rendent l’action du magnétisme lente, bien lente, et le succès est acheté au prix d’une rare persévérance.
Traitement général. — Les procédés à suivre consistent, après la magnétisation générale sus-indiquée, à appliquer la paume des mains sur le conduit auditif en le pressant légèrement; puis, lorsque la chaleur s’y montre, l’on introduit dans le canal le doigt indicateur qui y fait pénétrer plus directement le courant magnétique. Il n’est pas rare alors de voir survenir une rougeur inaccoutumée à la face, une sorte de titillation et de picotement dans les oreilles, ce qui est ordinairement d’un bon augure.
Pour se mettre plus à l’aise, l’on fait asseoir le malade sur un tabouret, on se place derrière lui en restant debout ;
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la fatigue du magnétiseur est alors moins grande, et il peut ainsi continuer plus longtemps la magnétisation.
Je n’ai pas besoin de répéter que les maux ne guérissent point par enchantement, que l’on ne peut arriver à détruire les obstacles presque toujours dus à des causes matérielles, à des altérations de tissus, à leur épaississement, etc. . . , que par l’emploi réitéré des procédés indiqués. Lorsque des instruments essentiels à l’audition ont été détruits par la suppuration, le magnétisme ne peut les remplacer; mais lorsqu’il n’y a que paralysie ou diminution de sensibilité, le magnétisme, faisant son office, peut y rappeler la
vie et par conséquent guérir. Il est remarquable que la médecine échoue ici complètement et qu’elle ne fait d’ordinaire qu’aggraver les maux : ses injections de toute nature, la perforation du tympan, ne font qu’augmenter l’incurabilité et désespérer les malades qui, trop dociles ou trop crédules, se sont soumis à une médication impuissante d’après l’aveu même des médecins.