‹ Thérapeutique Médico-Chirurgicale de l'Orchite Blennorragique: Essai de Traitement MéthodiqueChapitre 46 sur 52 · OBSERVATION XIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIX

Mech., âgé de 22 ans. Blennorrhagie datant d’un an. Epididymite droite depuis cinq jours. Symptômes habituels.

1 Pulvérisation. — Les douleurs diminuent pour r1eparaitre plus vives le soir, avec malaise général, céphalalgie, fièvre et funiculite. 5° Pulvérisation. Les douleurs ont disparu, excepté le long du cordon, où elles disparaissent après la 7° pulvérisation. 10° Pulvérisation. La tuméfaction a disparu également. A la sortie, il reste une induration légère de l’épididyme. Le traitement a duré cinq jours.

Dans une observation nous avons noté le méme résultat :

Ne

OBSERVATION X (inédite).

* B.J., % ans, entre à l’hôpital de la Pitié, service du professeur Tillaux, le 16 novembre 1892. Blenn orrhagie ancienne, plusieurs fois récidivée. Orchi-épididymite double avec funiculite du côté droit : le malade à soigné son orchite pendant 4 jours avec des cataplasmes de fécule de pommes de terre. Le 5° jour apparition d’une funiculite très douloureuse pour laquelle le médecin applique d’abord de la teinture d’iode. Le lendemain (6e jour) il envoie le malade à l’hôpital où M. Thiéry institue immédiatement le traitement par les pulvértsations. La douleur ne disparaît qu’à la 4e pulvérisation bien qu'il y ait eu légère amélioration dès la 2e. Le malade reste encore en traitement 10 jours au bout desquels (16e jour à partir du début) il peut être considéré comme guéri. Revu 2 jours après la sortie, il allait reprendre son travail. ÿ

En présence de ces faits, il est permis d'affirmer l'excellence du procédé déjà si efficace contre l’orchite non compliquée et nous pouvons ajouter, en passant, qu’employé contre les formes aiguës de la funiculite tuberculeuse il 4, Comme dans les cas précédents, donné constamment le même résultat favorable.

IT. — Applications de SAngSues. — En terminant le chapitre que nous avons consacré au trait chirurgical de l’orchite nous avons déjà (page 83)

fait allusion à ce procédé. Nous avons dit les motifs pour lesquels il y avait lieu d’en rejeter l’emploi dans la forme habituelle de laffection, et pourquoi aussi on ne devait pas l’appliquer sur le scrotum et la région ano-périnéale

Il n’en est plus de même lorsqu'il y a funiculite et c’est surtout à ces cas que les chirurgiens prudents qui n’en font point abus en toute occasion réservent la saignée locale par les sangsues : nous l'avons vu employer avec profit daus le service du professeur Tillaux. La funiculite blennorrhagique est particulièrement douloureuse et c’est contre le symptôme douleur qu'ont été institués la plupart des traitements. L'application de sangsues faite avec les soins antiseptiques d’usage fait merveille. Mais tandis que quelques médecins (M. du Castel, par exemple) prescrivent l’application de 8 à 12 sangsues sur le trajet préalablersent rasé du cordon, d’autres préfèrent à la manière de Gama et de Sanson, appliquer les sangsues une à une, remplaçant celle qui vient de tomber par une nouvelle, pour exercer une sorte de saignée ‘continue. Sans tomber dans l’excès des doses massives, ou dans la lenteur du procédé de Sanson, ül est préférable de prescrire l'application simultanée de 4 à 6 sangsues, suivant qu’elles prennent ou non d'emblée.

Le procédé vaut d’être employé à condition

qu’on ait soin d'éviter les complications septiques quien peuvent résulter ; il amène une sédation, en général rapide, des Symptômes douloureux et exerce aussi une influence incontestable sur la marche de ces orchites compliquées de funiculite à marche lente vers la résolution et à rechutes fréquentes.

Les quelques observations suivantes en sont des exemples,

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