‹ Thérapeutique Médico-Chirurgicale de l'Orchite Blennorragique: Essai de Traitement MéthodiqueChapitre 48 sur 52 · APPRÉCIATIONS · texte numérisé non relu

APPRÉCIATIONS

Nous voici maintenant en mesure de jeter un coup d’œil rétrospectif sur la revue que nous venons de faire des divers traitements applicables à l’orchite blennorrhagique et d’apprécier leur valeur. Il nous faut, après avoir exercé un contrôle, faire un choix qui nous permette d’instituer une sorte de formule à laquelle puisse se rapporter le praticien, parfois embarrassé au milieu d’une telle abondance de procédés.

L'usage, la pratique et un peu la mode, il faut bien le dire, ont déjà fait justice d’un grand nombre de procédés surannés ; mais il nous reste à opter entre les trois grandes méthodes :

Traitement mécanique,

Traitement par les topiques,

Médication interne.

Quant à la quatrième, Traitement chirurgical, elle ne saurait intervenir que contre les formes les plus graves où les traitements précédents auraient échoué, circonstance que ne rencontrera guère le praticien.

Nous ne sommes pas partisan du traitement mécanique, au moins dans la période aiguë de l'affection et comme méthode générale de traitement. La douleur que provoque l’application de la glace où des bandages, les difficultés grandes d’une bonne application, la surveillance étroite qu'ils exigent sont autant de causes qui nous empêchent d'en généraliser l'emploi.

Parmi les topiques qui ont été préconisés, nous réservons hotre préférence à la pulvérisation phéniquée encore trop peu connue et que nous voudrions voir se vulgariser. Dans les hôpitaux, où elle n’a contre elle aucun obstacle, elle constitue sans nul doute là méthode de choix réalisant la Simplicité, la proprelé, l'économie qui doivent exister, Comme ailleurs, en chirurgie hospitalière. Nous l’adoptons donc sans réserves dans ces cas et dans la plupart des cas observés dans les centres importants.

Mais ce n’est pas diminuer sa valeur que d’être éclectique et de savoir, le besoin étant, avoir recours à un autre procédé chaque fois que le pulvérisateur fera défaut. I'aire de bonnes pulvérisations où n’en pas faire, telle est la règle qui condamné ‘toutes les tentatives faites avec des apparéils insuffisants, le Richardson par exemple, ou les pulvérisateurs à vapeur de faible pénétration.

Dans ces cas alors, nous aurions volontiers re-

cours à la méthode banale dont l’ordonnance de M. Humbert réunit les principaux termes, c’està-dire le traitement par les deux fopiques de choix, onguent napolitain et cataplasmes.

L’aftection est-elle particulièrement douloureuse, 1l faut adjoindre aux topiques (mais cela n'existe pas avec la pulvérisation qui calme presque instantanément la douleur), la médication interne et nous avons vu les raisons qui nous font à tous autres médicaments préférer la teinture d’anémone pulsatille. |

Enfin y a-t-il funiculite concomitante, la pulvérisation en aura encore raison; mais si elle ne peut être employée pour quelque motif, l’application de six sangsues dans la région inguinale sera une précieuse ressource.

Avec ces qnatre ressources : pulvérisation, cataplasmes et onguent napolitamn, teinture de pulsatille et sangsues, le praticien aura un arsenal thérapeutique grâce auquel, s’il sait le manier, il pourra faire face à toutes les éventualités. IL pourra éviter alors les ponctions de la vaginale qui, exigeant un manuel spécial, ne sont point à la portée du plus humble des médecins.

Voilà donc, bien réduits, les procédés si nombreux que comporte la bibliographie de cette question. Nous ne saurions prétendre qu'aucun de ceux que nous avons rejetés ne peut avoir ses

indications et ses succès : nous avons voulu éla-

guer pour faire simple et pratique. Puissions-nous avoir réussi à convaincre nos juges !

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