‹ Thérapeutique suggestive, son mecanisme propriétés diverses du sommeil provoque et des étatsChapitre 27 sur 44 · J62 THÉRAPEUTIQUE SUGGESTIVE · texte numérisé non relu

J62 THÉRAPEUTIQUE SUGGESTIVE

Mais cette harmonie peut se rompre, cette perfection i peut avoir un terme, et au lieu de se conserver, les éléments organiques peuvent s'altérer. Cela arrive: ou par rinfluence trop vive de la pensée transmise en idée-image \ sur des parties du corps aux dépens de certaines autres; j ou par rinfluence d'impressions sur les surfaces nerveuses, i impressions réagissant par réflexion sur les fonctions ' organiques et les désacordant. Par le dédoublement de ^ l'attention amenée par ces deux modes d'agir, cette force j portée avec excès d'un côté et diminuée en trop grande j quantité de l'autre, est la cause des maladies ou par exci- ; tation, ou par sédation ou par ces extrêmes à la fois.

Ce qui nous confirme dans cette opinion, que tout dérangement morbide est l'efTet d'un excès ou d'une diminution de l'attention, cet agent inséparable des organes lequel permet : ici les sensations; là, les contractions des muscles et le développement des forces musculaires; ailleurs, les idées et la pensée ; plus loin, dans les profondeurs des tissus, l'entretien des fonctions intimes de la vie ; c'cFt qu'il est possible à des somnambules de réformer, par représentation mentale, les affections naissant même chez l'homme d'une autre façon que parla pensée, telles sont : les névralgies, le vomissement, la diarrhée, des congestions, des hémorragies, des ulcérations, etc. Ces maladies, lorsque parfois elles viennent par suggestion, étant le résultat d'une fluctuation d'attention en plus ou en moins, sont aussi de toute nécessité le résultat d'une même fluctuation, lorsqu'elles se développent dans d'autres conditions. En récréant les symptômes morbides, les somnambules reportent les sensations où elles ont été perçues d'abord ; mais en les exagérant. Les dérangements physiologiques prennent alors naissance, comme lorsqu'ils se forment par impressions directes sur les surfaces nerveuses : seulement le mouvement est centrifuge

au lieu d'être centripète ; mais, dans les deux cas, l'action jBi pour théâtre le cerveau, ce siège essentiel des sensations. Puisque les maladies, même organiques, se développent |1 par excès ou soustraction d'attention dans les tissus, -' C6 que démontre le procédé psychique, à l'aide duquel £ on recrée ces maladies ; et puisque nous sommes les jgl maîtres, ainsi que nous venons de le voir, d'amener des ^ cares d'affections sans lésions de tissus apparentes, en soustrayant de l'attention là où elle est trop abondante^ et en en appelant là où elle manque ; nous n'avons pas eraint d^étendre la méthode suggestive au traitement des affections, avec modification des liquides et des solides ; c*e8t toujours, dans ces cas, aux organes privés ou surchargés de force nerveuse que nous nous sommes adressé, aussi des guérisons ont-elles encore couronné nos essais» Voici, du reste, le bilan de nos succès et de nos revers.

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