RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU
Les personnes atteintes de rhumatisme articulaire aigu présentant ■ souvent du gonûement des jointures, il est à présumer que cette affection doit moins vite disparaître sous l'influence de la méthode suggestive qu'une simple névralgie, par exemple. C'est ce qui résulte des quelques expériences que j'ai faites.
Les deux premières fois que j'ai traité ainsi des rhumatisants, l'un, après un état de sommeil léger suivi de
* Malnlenaul en 188S, je ne compte plus les hémorragies que j'ai fail arrêter par suggestion hypnotique.
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suggestion, est resté une heure sans ressentir de douleurs; et Tautre, deux jours à peu près.
Le 20 novembre 1864, un enfant de 12 ans, souffrant de rhumatismes articulaires, me fut apporté. Les deux poignets, une épaule, le cou-de-pied gauche étaient envahis. Il y avait un léger gonflement de ces jointures et de la fièvre. Après des frictions douces de près d'un quartd'heure surlespartiesmalades, frictions pendant lesquelles j'eus soin d'alïirmer a guérison, cet enfant ne ressentit plus rien et repartit à pied. Le même traitement fui continué jusqu'au 24 novembre, jour où douleurs, fièvre et gonflement avaient disparu, sauf une gêne à la région du cœur, gène enlevée immédiatement par afûrmation.
Le même mois, je ne fus pas aussi heureux sur une fllle de 11 ans, atteinte d'un rhumatisme articulaire qui la faisait violemment souff'rir, surtout la nuit. Inutile d'ajouter que cette aff*ection était accompagnée d'une fièvre vive. Par simple aflîrmation à l'état de veille, les douleurs se dissipèrent et, bien que ses articulations fussent enflées, cette jeune fille se leva et se promena dans sa chambre. Mais cette rémission fut de courte durée ; les douleurs revinrent moins intenses, il est vrai, et, dans l'espace de quinze jours, je fus obligé de les enlever quatre autres fois. Le mouvement fébrile ne me parut pas cesser elle rhumatisme continua à voler de jointures en jointures. Pour en finir plus tôt, je me vis forcé d'administrer du sulfate de quinine.
Le plus beau résultat qn j'obtins fut en mai 1864, sur une de mes somnambules qui vint me consulter pour des douleurs rhumathoïdes, débris d'un rhumatisme articulaire datant de trois mois et traité par le sulfate de quinine et les alcalins. Il n'existait plus d'élément fébrile. Dès que, après l'avoir endormie, j'eus fait la suggestion, les douleurs disparurent pour ne plus revenir.
Quel que soit l'avenir du traitement suggestif contre le rhumatisme articulaire aigu, il m'est resté la certitude, d'après les expériences précédentes, que ce traitement est le meilleur moyen de calmer la douleur, et ne seraitil utile que sous ce rapport, ce serait encore un bien.