‹ Thérapeutique sulfamidée en stomatologieChapitre 10 sur 33 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La part de l'infection est importante en stomatologie.

Il nous suffira de signaler rapidement, sans nous attarder sur la description des symptômes cliniques, les principaux accidents infectieux locaux qui font suite aux infections alvéolo-dentaires, réalisant : soit les ostéo-phlegmons décrits par SÉBILEAU, soit les ostéites diffusées par les ligaments alcéolo-dentaires, où le tissu osseux est envahi après infection initiale des apophyses alvéolaires, réalisant une ostéomyélite accompagnée de phénomènes généraux graves, et de formation de séquestres osseux importants, soit enfin une propagation de l'infection au tissu cellulaire du plancher buccal, de la région sus-hyoïdienne et de la face, qui constitue une éventualité redoutable et relativement fréquente réalisant des ostéo-phlegmons à aérobies ou gangréneux constituant l’angine de Ludwig, et enfin des phlegmons gangréneux de la face.

On ne peut omettre dans cette énumération les accidents infectieux graves d’origine dentaire, donnant lieu à de véritables septico-pyohémies où s'établit un contraste entre la bénignité relative de l’accident ini-

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lial et l'intensité des accidents généraux graves dus à la septicémie (hémocullure positive) et à la pyohemie caractérisée par la formation d’abcès métaslatiques dans les tissus et les organes. Dans certains cas de septico-pyohémies, l’accident infectieux initial cest bénin mais connu et l’infection peut diffuser, en empruntant la voie veineuse, vers les sinus caverneux, réalisant les symptômes dont on connaît l’évolution et la gravité. Dans d’autres circonstances, le foyer dentaire initial peut même passer inaperçu. Il convient d'insister particulièrement sur les accidents dévoluion de la dent de sagesse inférieure.

Ce tableau schématique, auquel nous ajoutérons Îles abcès dentaires en général, les abcès gingivaux, les arthrites dentaires suppurées, nous permet denvisasér dans quelle part l’infection intervient en stomatologie.

Rappelons que la gravité des accidents infectieux semble tenir avant tout à un terrain déficient : sujets surmenés, malades présentant des antécédents syphilitiques à propos desquels ü sera d’autant plus intéressant d’instituer un traitement anti-infectieux préventif, qu’à la spécificité microbienne, que l’on ne pourra à vrai dire invoquer que lorsque Pinfection aboutira à la septico-pyohémie avec hémocullure positive, s'oppose plutôt une flore des plus variées : staphylocoques, streptocoques viridans, pneumocoques, spirochètes, anaérobies, etc, peuvent en effet intervenir isolément ou simultanément.

L’application-de la chimie à la thérapeutique antiinfectieuse nous avait déjà fourni des armes pré-

cieuses contre les affections parasitaires, mais les re-

sultats restaient partiels ou discutés et lon croyait que seuls les organismes pathogènes relativement évolués y étaient sensibles. Les sulfamides, tout d’abord préconisés contre les infections streptococciques, se sont montrés rapidement d’une efficacité et d’une po- Jyvalence surprenantes.

La richesse et la variété de la flore microbienne du milieu buccal, où l’on trouve, d’une part, des espèces saprophytes occasionnellement pathogènes, d’autre part, des espèces inconstantes accidentelles, justifient grandement lemploi des sulfamides en pathologie bucco-dentaire.

On a déjà pensé à cette utilisation: dans le chapitre consacré à l'étude des sulfamides en stomatologie, une part importante est réservée à cet examen. Parmi ces essais, retenons surtout ceux de M.-S. MARTIN, qui préconise l’emploi du 1162 F, et de PAUL (Antonio), celui du 1162 I, du 46 R. P. et du 40 KR. P.

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