‹ Thérapeutique sulfamidée en stomatologieChapitre 24 sur 33 · LITRES EN · texte numérisé non relu

LITRES EN

la production d’'HFS favorisant la formation de sulfhcemoglobine.

La reprise du traitement chez un intolérant sera toujours délicate : on tâtera la susceptibilité du sujet à doses progressives par voie buccale.

La surveillance devra porter principalement sur le sang (formule, temps de saignement, temps de coagulation, signe du lacet, fragilité globulaire);

— sur les fonctions hépatiques (recherche de subictère, hémoglobinurie) ;

— et sur les fonctions rénales (diurèse, albuminurie, Cle d’Ambard, élimination de la phénolsulfonephtaléine). :

Il est très souhaitable d'étudier la tolérance de lorganisme vers le douzième jour si l’on veut continuer le traitement.

En résumé, on se (rouve en présence :

1° d'accidents propres aux sulfamides ;

2° d'äccidents d'intolérance que lon peut diviser

a) Accidents immédiats, comme l’urticaire;

a) Accidents du type tardif, constituant de véritables intolérances tissulaires, comme par exemple les érythrodermies ou les agranulocytoses, rares mais graves;

c) Enfin, les accidents :du syndrome secondaire de la chimiothérapie sulfamidique, qui s’observent après une incubation de dix jours, accidents d'ordre vaso-

de

moteur et le plus souvent bénins, malgré leur aspect de maladie générale : rash, fièvre, arthralgies, état saburral des voies digestives; ces accidents sont généralement bénins, mais imprévisibles, sauf s’il s’agit d’une intolérance acquise.

UTILISATION EN STOMATOLOGIE

La sulfamidothérapie trouve sa place, en raison de sa grande valeur antistreptococcique et antimicrobienne polyvalente, dans tous les accidents infectieux survenant en stomatologie. Il n’en est pas moins indispensable de lui accorder, en raison de son action antiinfectieuse générale, une importance et un rôle dont il faut préciser les limites suivant les cas concrets rencontrés en clinique.

En aucun cas un traitement antli-infectlieux général ne pourra remplacer entièrement l'intervention chirurgicale. Tout au plus pourra-t-il permettre de suppléer l’intervention qui sera effectuée à un moment plus propice, et dans les accidents infectieux à symptomatologie précise, comme par exemple un ostéophlegmon, une ostéomyélite, une ostéile diffuse ou un phlegmon gangréneux, le plus souvent l’intervention au niveau de la collection purulente ne saurait être différée, et dans ces cas, le traitement sulfamidé local et général, quels que soient son intérêt et son importance, ne pourra être considéré qu’en tant qu’adjuvant de la chirurgie,

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C'est ainsi qu'en présence d’un ostéo-phlegmon caractérisé par un œdème vestibulaire et jugal ou péribuccal accompagné de trismus et de fièvre, la prescription énoncée par SEBILEAU, à savoir que « toute ostéite mandibulaire commande sans délai lPextracion de la dent malade », reste fondamentale et que cette extraction s'impose au même titre que, dans un foyer quelconque de suppuration, l’extraction du corps étranger qui en a provoqué la formation.

Par contre, lorsqu'on se trouve en présence d’une dent, et particulièrement d’une dent de sagesse, qui est le siège d’une réaction inflammatoire locale limitée : péricoronarite, ulcération gingivale ou jugale, accidents muqueux simples, on peut différer l’extraction et se limiter à une désinfection locale et générale.

C’est alors que la sulfamidothérapie locale et générale prend toute son importance et passe au premier plan de cette thérapeutique expectative et provisoire, peut-être, mais qui pourra dans certains cas éviter l'extension de l'infection, l'infiltration du pilier antérieur, la lymphangile vélo-palatine, accompagnées de trismus et de dysphagie, qui rendront l'extraction de la dent obligatoire.

De même, toute menace de réaction inflammatoire ostéopériostique d’origine dentaire Commande un traitement général préventif; dès que les symplômes mettront en évidence l'existence d’un ostéo-phlegmon aractéristique, l’extraction de la dent s'impose, s’accompagnant le plus souvent d’un écoulement de pus par le fond de l’alvéole : dans ce cas encore, il sera

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