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INDICATIONS. — VESSIE. — CALCULS DE LA VESSIE

Les calculs secondaires sont formés de carbonates et de phosphates ; ils sont légers, friables.

Bien souvent on a alfaire à des calculs mixtes, uriques à 1 intérieur, phosphatiques au niveau de l’écorce.

La vessie est tantôt saine, au cas de calcul primitif; tantôt atteinte de cystite à un degré très variable, cystite rendant l’organe plus ou moins intolérant. Cette cystite est soit primitive et a déterminé la formation des calculs, soit secondaire à l’existence du calcul.

C’est chez l’enfant et chez le vieillard qu’on rencontre les calculs vésicaux avec le maximum de fréquence; les calculs de l’enfant sont le plus souvent des calculs oxaliques ou uriques, par conséquent durs.

Indications. — La lithiase vésicale, comme la lithiase rénale, doit être combattue par un traitement général qui pourra avoir une importance réelle pour empêcher la formation ou la reproduction des calculs.

Pour le traitement à appliquer aux lithiases primitives, voir ce qui est dit à propos de la lithiase rénale. Quant au traitement de la lithiase secondaire, il consistera surtout dans les lavages de la vessie destinés, d’une part, à empêcher la stagnation de l’urine; d'autre part, à atténuer la cystite, cause des calculs. Des boissons abondantes et diurétiques, les antiseptiques urinaires, urotropine à la dose de le', 50 par jour en trois prises, le salol à la dose de 1 à 4 grammes, seront également à recommander.

Mais, en dehors de ce traitement, s’il existe un calcul, il faut le supprimer, à moins que l’état général du malade soit tel qu’on estime qu’il ne peut même pas supporter unelithotritie ; les infectés rénaux sont en particulier à ménager, surtout s’ils sont en même temps très âgés.

Deux méthodes peuvent être employées pour l’ablation des calculs vésicaux : la lithotritie, la taille hypogaslrique. Toutes les tailles périnéales, sauf indications spéciales tirées d’une lésion vésicale ou prostatique pour laquelle on interviendra en même temps, sont à laisser de côté.

Sans aucun don le, la lilhrolrilie doit être considérée comme l'opération de choix', ses suites sont beaucoup plus simples que celles de la taille ; cinq jours après l’opération, le malade peut reprendre sa vie; la mortalité du lait de l’opération est moindre, et la mortalité du fait du séjour au lit d’un malade âgé, tel ([u’on est obligé do l’exiger après une taille, n’existe j)as.

La lithotritie doit donc toujours être pratiquée, sauf contreindication.

MARION

Contre-indications. — Ces contre-indications seront Urées :

1® De l’âge : chez l’enfant, les calculs de la vessie sont des calculs en général durs, (|ue ne peut broyer le petit lilhotrileur que leur urètre admet. Au-dessous de cinq ans, il ne peut pas être question de lithotri tie ; après, il est peianis de la tenter, quitte à pratiquer une taille immédiatement.

2" Du sexe : la lithotritie est beaucoup moins facile chez la femme que chez l’homme, en raison de l’absence de bas-fond et de capacité beaucoup plusgi ande; d’autre part, chez la femme, (juelques petits calculs pourront étie e.xtraits par la voie naturelle. Pour peu qu’un calcul soit dur et volumineu.x, il vaut mieu.x employer la taille.

3° De l’état de l’urètre : l’urètre doit laisser |>asser un lithotriteur dont le numéro correspond au moins au 24. Au cas de rétrécissement, il est en général possible soit par urétrolomie, soit par dilatation, de donnerai! canal un calibre snITisant; si l’on n’y parvenait pas, il faudrait recourir à la taille.

4“ De l’état de la prostate : une grosse prostate peut gêner considérablement et même empêcher l’introduction du lithotriteur, d’autre part, en raison de la saillie qu’elle fait dans la vessie, le ba.sfond peut avoir une telle profondeur que les mors du lithotriteur; ne peuvent jamais saisir le calcul; dans les deux cas, il faut renoncer à la lithotritie.

0® De l’état de la vessie : lorsque la vessie est ti-ès enllammée, sa capacité se trouve très réduite, et, par conséquent, la manœuvre du lithotriteur devient difficile; d’autre pai't, ses contractions rendent l’opération particulièrement délicate, de sorte que, si, malgré le traitement pré-opératoire, on n’a pu rendre tolérante la vessie, ou si en même temps que de la cystite existe de la péricystite, on pratiquera la taille au lieu de la lithotritie.

0® Du calcul : il est des calculs trop durs ou trop gros pour être hroyés ; un calcul urique de 4 centimètres de diamètre est te maximum qui puisse être broyé facilement; au-dessus de celte dimension, on n'essaiera pas la lithotritie, on praliquera d emblée la taille ; on pourra quelquefois être forcé de renoncei’, après essai, a la lithoti'itie si le calcul ne peut être broyé.

D'autre part, la situation particulière du calcul, enchatonnemenl, fera pi’atiquei' la taille plutêt que la litboti'itie.

Tous ces détails du cêté do la prostate, de la ve.ssie, du calcul, seront examinés non seulement au moyen de l’explorateur mélalli(|ue, mais aussi au moyen de la cystoscopie, qui lourniia ih‘s renseignements très précis.

line question se [)ose à l’heure aciuelle : chez un prostatique , le

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