‹ Thérèse: opéra comique en deux actesChapitre 3 sur 53 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

CLARA , en habits de paysanne , descend la colline du côté droit avec précaution et en regardant de tous côtés *.

KÉCITATIF.

Oui, je revois les lieux oii ma première enfance S'écoula doucement, hélas !

Aujourd'hui, quelle différence!

Le malheur y conduit mes pas.

' Toutes les indications à droite ou a gauche doivent s'entendre de la droite ou de la {;auclic de {'acteur.

( Elle regarde.)

C'est bien ici , je crois , qu'il m'écrit de l'attendre : A droite le château, la chaumière là-bas. Oui , sur ce bord il va descendre.

(Druit d'orage.)

Les vents et longe Redoublent toujours, Et loin du rivage 11 est sans secours !

.■Vh ! si mon cœur tremble D'un trop juste effroi , Pour mourir ensemble Dieu, rendez-le moi !

(Le bruit d'or-ii^c cesse.)

l.t' (leniitT liK il'uue noble taiiiille Va disparaître aujoiirii'liui sans retour ; Son père aimait à ni'appeler sa tille, F.l le bonheur eût suivi tant irarnoiir !

Sur une autre terre ,

Loin l'.e l'Anjjleterre,

La rive étrangère

Est son seul recours ;

Mon Dieu, rpic je prie.

Que ma voix supplie,

Ix)in de sa patrie

Protège ses jours !

{Ttegarilant sur la mer.)

Seule en ces lieux !... jour triste et sombre !... Sur cette mer. mon seul espoir.

Mon œil en vain cherche dans l'ombre... Je ne puis rien apercevoir !

(Bruit dorage.)

Les vents et l'orage

Redoublent toujours, etc.

(Le tonnerre gronde, elle se rcfugie sous lesarbres. Ritournelle plus douce. Le soleil éclaire par degrés le théâtre.)

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