‹ Thérèse: opéra comique en deux actesChapitre 48 sur 53 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

Les Mêmes, THÉRÈSE, PATERSON.

{ Entrée par la droite. )

THÉRÈSE, arrivant vite et tiès émue.

Quel est tiono ce Jësortlre ?... qui vient ainsi troubler ma maison... et commander dans mon cliâtean?... ( A Balfour.) Que voulez-vous, monsieur ?...

BALFOLR.

Monsieur Patcrson a dit vous le dire; je viens arrêter ici le comte Henri de Linsdor, condamné pour crime de rébellion...

THÉRÈSE, désignant Henri.

Un rebelle... un condamné... ici!... Quelle est donc celle fable? d'où vient cette impos-

BALKOUR.

Comment?... quand l'aveu de Robin, celui

(le sa cousnie...

( Il désigne Clara.)

■ THERESE ,' vivement et très surprise.

Sa cousine !...

BALFOUR

Oui ; autre déj'jUisement !...

* THÉRÈSE, baissant la voix et 1res émue.

Qu'entend.s-je !

PATERSON , très surpris.

Est-il possible?

BALFOt-R.

Eh bien ! miiady ?...

THÉRÈSE, avec autorité.

Eh bien ! monsieur, finissons, je vous prie î J'arrive de Londres... Vos espions, sans doute, ne sont pas plus habiles que ceux de Cromwel. Sachez que le comte Henri de Linsdor est à l'abri de vos poursuites... En vouie/.-vous la preuve ? elle est dans une note si{^née par Cromwel lui-même, et que j'étais charf[ée de porter sur le continent... ( A Clara. ) Tenez, nia chère amie, lisez... (A Balfour. ) Et vous, monsieur, respectez dans ce château les droits de l'hospitaliié.

( Elle sort vivement par le fond. — La musique reprend

en sourdine et trcuiolo pendant la lecture de Clara.)

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