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MÉTHODE DIRECTE

On peut appeler méthode directe, celle qui consiste à maintenir la soudure | à température constante et à faire varier dans des limites plus ou moins étendues, la température de la soudure 2,

Deux façons de procéder peuvent être adoptées :

A) Annuler le courant par l'emploi d’un potentiomètre : c'est la méthode la plus précise, mais c'est aussi la plus longue. Elle ne permet que des tracés par points. |

M. Haughton (1) opérait sur des éprouvettes ver-

ticales de 15 à 20 cm. de long. L’extrémité supé-

rieure arrivait au milieu d'un petit four électrique vertical. L’extrémité inférieure était placée dans un vase de Dewar contenant de la glace humide. Les extrémités des fils du circuit étaient soudées aux extrémités de l’éprouvette, par fusion de celles-ci et solidification opérée de façon à sceller les extrémutés des fils.

M. Haughton a appliqué ce dispositif à l’étude de l'influence du mode de répartition des constituants dans un alliage. Si, par exemple, l’éprouvette en un alliage à deux phases, est constituée

(1) Inst. of Metals, mars 1920. %

par un fil assez fin pour pouvoir être assimilée à un empilage de petits éléments de chacune des deux phases, alternativement, la force thermo-électromotrice ne doit pas être la même que si les deux phases formaient des éléments filiformes parallèles à l’axe de l’éprouvette.

M. Haughton a réalisé expérimentalement, les deux cas en constituant des éprouvettes par des empilages d'éléments de deux métaux B et C (cuivre et nickel) suivant les deux modes de répartition envisagés.

Dans le premier cas, si l’on considère les courbes 8 et ?c des deux métaux, par rapport au métal À des fils allant au potentiomètre, la force électromotrice est représentée par l’aire hachurée (fig. 11).

Ec — Er Es + Ec 2 7 2

E— Es +

quelle que soit la forme des courbes 1 9» vec.

Dans le second cas, le calcul doit tenir compte de la résistivité de chacune des deux phases. M. Haughton donne la formule :

RIÉSHRE, R; + R

L'écart entre le calcul et l'expérience a été de 10 % au maximum.

Avec un dispositif analogue, mais la soudure froide étant refroidie par un courant d’eau, M. Matsuda (1) a étudié les alliages de cuivre : bronzes ordinaires de 83 à 68 % de cuivre (fig. 101), laitons B (fig. 93) et bronzes d'aluminium (fg. 92).

(1) Science Reports of Tohoku Imperial University, 1922,

B) Intercaler dans le circuit du couple un millivoltmètre donnant directement la f. 6. m.

Cette méthode a été suivie en particulier par M. Belloc (2) pour l’étude de la thermo-électricité des aciers. Son principal inconvénient consiste en ce que la sensibilité du galvanomètre doit être teile que la force thermo-électromotrice maximum ne corresponde pas à une déviation du galvanomètre plus grande que ne le permet la graduation du galvanomètre. Or, en général, la force thermo-électromotrice croît avec la température de la soudure chaude, c'est donc la déviation correspondant à la température maximum atteinte pendant l'essai, qui règle la sensibilité du galvanomètre. Celle-ci ne peut dès lors être grande et les points singuliers de la courbe sont peu accentués. M. Belloc développait certaines zones particulièrement intéressantes de ses courbes, en intercalant dans le circuit une force électromotrice contraire constante, ce qui lui permettait de tracer la portion de courbe désirée avec un galvanomètre de sensibilité plus grande, sans que la déviation sortit de l’échelle.

M. Chevenard (1) utilise un « galvanopyromètre » consistant en un galvanomètre à cadre mobile associé à un pyromètre à dilatation, la déviation de ces deux organes étant combmée de façon à donner des déplacements perpendiculaires du spot lumineux. Le métal à étudier est sous forme de fil et constitue l’un des conducteurs d’un couple dont l’autre conducteur est un fil de platine pur. La soudure chaude est insérée dans l'aiguille étalon (en pyros) du pyromètre, dont la dilatation mesure

la température.

M. Chevenard a tracé ainsi des courbes E—f (t)

A RTS LAS , S dE très précises d’où il a pu déduire les courbes ra

NS

(en traçant les tangentes à la courbe E), sur lesquelles les anomalies apparaissent beaucoup plus accentuées que sur les courbes E. Nous verrons plus loin dans auelles conditions cette opération est pos-

sible.

Il a étudié de cette façon, un grand nombre d’al-

(2) Thèse de doctorat. Ann. de Chimie et de Physique, XXX, page 42 (1903).

(1) Revue de Métallurgie, t. XIX, p. 546 (1922).

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