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RÉSUMÉ GÉNÉRAL

Les éléments nouveaux résultant de cette étude sont les suivants :

À. — Au point de vue de la mesure directe de la force thermo-électromotrice, j’ai établi un dispositif permettant d'enregistrer les courbes E=f (1) avec des éprouvettes courtes et non des fils et jusqu'à des températures supérieures à 900° ; ceci afin de soumettre à l'essai, des échantillons susceptibles de subir un traitement thermique homogène sur toute leur longueur. J'ai pu, dans ces conditions, enregistrer des courbes nettes et régulières, mettant en relief les points de transformation caractérisés par des variations brusques du pouvoir thermoélectrique. L'enregistrement d’un grand nombre de courbes pour des alliages de catégories diverses, m'a conduit à cette conclusion, que les courbes E=f (t) ont, jusqu’à des températures élevées des allures régulières écartant la possibilité de caractériser la nature de l’alliage par la présence des points singuliers

entre la température ordinaire et une température 1n-

férieure à 700°. Les courbes tracées avec cet ap-

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pareil m'ont permis d'étudier la concordance entre les courbes théoriques et les courbes réelles de la force thermo-électromotrice comme 1l est au S

B. — J'ai réalisé pour la détermination rapide des forces thermo-électromotrices dans les laboratoires et les ateliers, un dispositif utilisant un bain de mercure chaud comme organe de liaison entre le métal étudié et le métal de comparaison. Cet appareil entré dans la pratique du laboratoire industriel peut servir à deux fins :

1° À identifier rapidement certames catégories d’aciers spéciaux utilisés couramment et à trier les lots mélangés. Cette application, dont l'intérêt avait été signalé antérieurement, n'avait pu étre réalisée jusqu’à présent, faute de savoir obtenir un contact satisfaisant de la soudure chaude.

2° À effectuer une étude rapide des alliages métalliques aux températures comprises entre la température ordinaire et 200°. Cette méthode beaucoup plus rapide que celles qui ont été suivies jusqu'à présent, apparaît tout aussi précise. Elle trouve son champ d'application par exemple, dans l’étude préliminaire de la variation de la force thermoélectromotrice en fonction de la concentration des composants d’une série d’alliages.

€. — J'ai repris l'étude des aciers au carbone par la méthode de mesure de la différence de force thermo-électromotrice entre les extrémités d’un harreau mégalement chauffé et j'ai montré que le point À:, point de transformation magnétique, se trouvait marqué non seulement sur les courbes relatives au fer pur, mais aussi sur les courbes des aciers.

En confirmation des mesures magnétiques, ce point apparaît à des températures d’autant plus basses que la teneur en carbone est plus élevée et n’est pas exactement réversible ; un écart de température de 20° en moyenne, existe entre la position à l’échauffement et la position au refroidissement.

D. — En employant un mode de raisonnement déduit directement de la théorie de Thomson, mais dont il m'a semblé qu'on n'avait pas encore tiré parti dans l'étude des corps (métaux, alliages, etc.) susceptibles de transformations physico-chimiques

au cours du chauffage et du refroidissement, J'ai montré comment on pouvait prévoir la forme des courbes E —f (f) connaissant la nature de la transformation envisagée. Inversement, j'ai cherché dans quels cas la nature et la température de la transformation pouvaient être déduites de la courbe E=f (+).

E. — J'ai montré que le même mode de raisonnement permettait d'interpréter toutes les singularités des courbes obtenues par enregistrement automatique de la différence de force thermo-électromotrice entre les extrémités d’un échantillon inégalement chauffé et j'ai mis au point pour l’enregistrement de ces courbes une méthode permettant d'employer une éprouvette de très faibles dimen- SIONS.

F. — Le mode de raisonnement décrit ci-dessus m'a conduit en outre à préciser deux points signalés dans des travaux antérieurs ; l’un par M. Haughton, relatif à la valeur de la force thermo-électromotrice des alliages à deux consütuants ; l’autre, de M. Bénédicks, relatif au point de transformation magnétique À, des aciers.

G. — Passant à l'étude détaillée des transformations des alliages, j'ai montré, par ce mode de raisonnement, et vérifié, par les courbes E=f (t) enregistrées automatiquement, certaines particularités de ces courbes, et en particulier :

1” Qu'à une transformation isotherme doit correspondre une brisure de la courbe.

2° Qu'à une transformation non isotherme, ne doit correspondre aucune variation brusque de la tangente à la courbe, mais que les températures de commencement et de fin de transformation peuvent être marquées par une varlation brusque du rayon de courbure.

3° Que dans certains cas de transformations non réversibles, une transformation peut se traduire sur la courbe E —f (f), non plus par un, mais par deux ponts singuliers doni l’un n’a aucun rapport avec la température réelle de transformation et que, Far conséquent, on ne saurait, dans tous les cas, déduire une valeur mtrinsèque du pouvoir thermoélectrique, de la tangente à la courbe E-f (#.

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