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CHALEURS SPÉCIFIQUES

lume d'un gaz en mul tipliant sa chaleur spécifique en poids par sa densité relative à l'eau : K = Cd.

Mais il ne suffit pas de dire qu'on a élevé la température d'un gaz de o° à i° pour connaître sa chaleur spécifique ; il faut savoir de plus dans quelles circonstances et de quelle manière s'est produit cet échauffernent. Comme ce mode est arbitraire et qu'il peut varier à l'infini, il existe en réalité une infinité de valeurs de la chaleur spécifique d'un gaz.

On a distingué en particulier deux espèces de chaleurs spécifiques pour les gaz, en supposant qu'on les ait chauffés à pression constante ou bien à volume constant. Dans le premier cas, le gaz se dilaterait sous une pression constante pendant l'introduction" de la chaleur ; dans le second cas, il n'y aurait pas de dilatation et le volume resterait constant. Nous désignerons, comme nous l'avons déjà fait, la chaleur spécifique à pression constante par la lettre C et la chaleur spécifique à volume constant par la même lettre accentuée C/. La première est nécessairement plus grande que la seconde, car la dilatation entraîne la production d'un travail et une partie de la chaleur fournie disparaît dans l'opération ; la différence C — C est le prix du travail dépensé.

Les meilleures expériences faites pour déter-

ÉTUDE DES GAZ

miner les chaleurs spécifiques des gaz sont dues à Regnault, mais elles donnent seulement C, la chaleur spécifique à pression constante, car l'autre capacité G n'a encore pu être déterminée directement jusqu'ici. On l'obtient par le calcul, ainsi que nous le dirons plus loin.

Voici les chiffres donnés par Regnault pour les chaleurs spécifiques à pression constante :

Gaz

Chaleurs En poids

spécifiques

En volume

Hydrogène . . .

o,ooo3o53

Air

Oxygène. . . .

o,ooo3no

Azote . . . .

o,ooo3oo2

Oxyde de carbone.

Acide carbonique.

Acide sulfureux .

Ammoniaque . .

Les chaleurs spécifiques en volume diffèrent peu les unes des autres pour les gaz simples et pour les gaz composés formés sans condensation : tel est le cas de l'oxyde de carbone. On admet par conséquent que les gaz parfaits ont la même capacité en volume.

Les capacités en poids sont forts inégales et

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l'hydrogène se trouve posséder la plus grande chaleur spécifique de tous les corps, solides, liquides et gazeux.

Regnault avait posé comme une loi que les chaleurs spécifiques sont indépendantes de la pression et de la température : il paraît s'être trompé sur ce dernier point, car MM. Mallard et Le Chàtelier ont trouvé qu'à 20000 l'azote et l'acide carbonique avaient des capacités en poids égales à o,3o8 et 0,369, donc très supérieures à celles que Regnault leur avait attribuées entre o° et 1000.

Nous avons dit que la chaleur spécifique à volume constant ne pouvait se déterminer directement; mais on peut la connaître par voie indirecte, en mesurant le rapport des deux chaleurs

par des artifices particuliers empruntés à la

physique. Ce rapport, que nous désignerons par la lettre y, a des valeurs différentes pour les divers gaz ; mais ces valeurs sont très voisines de i,4i pour les gaz simples éloignés de leur point de liquéfaction.

Valeur de y.

Gaz

Air

Az

AzH3

AzO

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