Les vapeurs ; leur définition. -— On
appelle généralement vapeurs les fluides obtenus par Réchauffement d'un liquide : ces fluides, produits parles liquides, doivent redevenir liquides quand on les soumet à certaines opérations.
Cette définition peut être conservée faute de mieux, mais elle est évidemment trop large, car elle comprend tous les gaz ; en effet, l'hydrogène lui-même devrait être rangé parmi les vapeurs, puisqu'il est liquéfiable.
On pourrait dire plus correctement qu'on donne le nom de vapeurs aux gaz, tant qu'ils sont au voisinage de leur point de liquéfaction : cette définition excluerait des vapeurs l'hydrogène, l'oxygène, et tous les gaz difficilement liquéfiables, tandis qu'elle comprendrait dans cette clas-
sification Pacide hypoazotique, l'acide sulfureux, etc., au même titre que la vapeur d'éther, d'alcool et d'eau.
Toutefois l'application du mot resterait facultative et cette catégorie de fluide serait mal délimitée; l'acide carbonique est-il gaz ou vapeur?
La définition la plus correcte des vapeurs est la suivante : une vapeur est un fluide liquéfiable. On sait en effet qu'un gaz n'est liquéfiable qu'à la condition d'être pris à une température inférieure au 'point critique : au-dessous de 3i°,i l'acide carbonique est coèrcible, au-dessus de cette température, il est permanent. L'acide carbonique est donc une vapeur au-dessous de 3i°,i et un gaz, aux températures supérieures; l'éther est une vapeur au-dessous de 175° et un gaz au-dessus.
Il y a une autre définition à établir relativement à l'état de vapeur. Quand une vapeur est séparée de son liquide générateur, elle peut prendre, sous l'action de la chaleur, de la compression, etc., un état semblable à celui d'un gaz; cela ressort évidemment de ce qui précède ; dans ces conditions, elle suit approximativement les lois de Mariotte et deGay-Lussac, d'autant mieux qu'elle est plus éloignée de son point de liquéfaction. Mais prenons une vapeur et maintenonsla au contact de son liquide : elle se comporte