Chaleur spécifique à volume constant. — Admettons
CALORIMÉTRIK. 25
maiiiieiKiiil que, pour une élévation de température cTT, la pression varie de r//>, le volume restant constant. Pour effectuer cette transformation le cor|)s emprunte à ceux qui l'environnent une quantité de chaleur cdT. Ce coefticientc est la chaleur spécijique à volume constant.
Comme précédemmeni cette (juanlité de chaleur peut se mettre sous une autre foime, qui est ici
c (Tï =z c -r- dp.
dp ^
25. Chaleur empruntée pendant une transformation élémentaire. — Si, pour une élévation de température dT, le volume spécifique varie de c/c en même temps que la pression varie de dj/ la f|uanlité de chaleur dQ empruntée aux cor[)s environnants est, à des inliniment petits près, égale à la somme des quantités trouvées dans les deux cas précédents. Nous avons donc
dO =-- C T- di' -r- c -j— dp.
dv dp
Remarquons que C et c sont des fonctions quelconques de p et de c La quantité de chaleur dQ n'est donc pas, en général, une différentielle exacte.
26. Représentation géométrique de l'état thermique dun corps. — Puisque les trois quantités p, v, T sont liées par la relation fondamentale, leurs valeurs sont déterminées quand on connaît les valeurs de deux d'entre elles, p et v, par exemple, ([u'on peut tiès lors regarder comme variables indépendantes. Par conséquent, si nous traçons deux axes
•26 THERMODYNAMIQUK.
de coordonnées rectangulaires O^ et Oc {fig. 2) et que nous portions en abscisse une longueur OP égale au volume spécifique d'un corps et en ordonnée une longueur PM égale à la pression du corps, au même instant, le point M
Fig. 2.
ainsi obtenu détermine complètement par sa position l'état thermique du corps, pourvu toutefois que la relation fondamentale soit connue.
Le point M est appelé le point représentatif de l'état du corps. Ce mode de représentation de l'état thermique d'un corps est dû à Clapeyron.
27. Courbes isothermes et courbes adiabatiques. — Lorsque l'état lliermique du corps varie d'une manière continue le point représentatif décrit une courbe. Parmi l'infinité de courbes qu'on peut ainsi obtenir deux sont particulièrement importantes à considérer.
Si nous supposons que la température reste constante pendant toute la transformation, la relation fondamentale du corps donne
/(/7, <') = const.
La courbe corresjjondant à celte équation et qui est celle
CALORIMETRIE.
que décrit le point représentatif pendant la transformation se nomme une isotherme.
Dans le cas oi^i la transformation s'effectue sans que le corps emprunte ou cède de la chaleur aux corps environnants la courbe décrite par le point M se nomme une adiabatique.
Pour avoir son équation il suffit d'écrire que la quantité de chaleur dQ, dont nous avons tiouvé précédemment l'expression (25), est égale à zéro; cette écpiation est donc
^.d'V , dT