TEMPÉRATURES
DE KUblON
Blanc de Baleine
Paraffine
Expériences de MM. Mousson et Hopkins. -- Gomme on le voit dans toutes ces expériences, on n’a jamais observé
(1) Pogg. Ann., I. LXXXI ; p. 572,1830, et Ann. de Ch. et Phys. t. XXXV ; p 383, 1852.
APPLICATION A L’ÉTUDE DE LA FUSION tf*7
que de faibles variations de température. Pour avoir des variations de température plus importantes, il faudrait exercer des pressions très considérables. C'est ce qu’a essavé de faire M. Mousson. Un bloc cylindrique d’acier P est perce suivant son axe d’une cavité que l’on ferme à la partie inférieure par une vis E. La cavité est bouchée à son autre extrémité par un piston plongeur B ; un écrou H vissé sur le bloc d’acier P et manœuvré à l’aide d’un levier permet de faire avancer le piston plongeur B dans l’intérieur delà cavité.
On commence par renverser l’appareil et remplir d’eau le corps de pompe A en dévissant E ; on y introduit un petit index de cuivre T, on fait congeler l’eau ; puis on ferme l’ouverture E à l’aide de la vis.
L’appareil étant ainsi préparé, on le retourne, on le place d'.ns un mélange réfrigérant et on comprime la glace en faisant avancer 1 écrou E ; M. Mousson a pu obtenir des pressions qu’il évalue jusqu’à 13 000 atmosphères. Il a constaté que dans ces conditions à — 18° l’eau est encore à l’état liquide. Le petit index T se déplace quand on retourne l’appareil ; on perçoit le bruit de son choc contre la partie inférieure.
M. Hopkins a repris cette étude par un procédé analogue à celui de M. Mousson ; il a opéré sur le blanc de baleine, la cire, la sféarine et le soufre, il obtint les résultats suivants :