‹ Thermométrie clinique de la grippe envisagée comme maladie spécifiqueChapitre 36 sur 41 · OBSERVATION XXX VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX VIII

Jeune homme de 18 ans. Grippe à début brusque, analogue à celle des malades précédents; hospitalisé à Vieux-Catherine, où on constate, le jour de l'admission, du gonflement de la rate et l'absence de catarrhe ; le foie était normal. Trente-six heures d'apyrexie incomplète faisaient bientôt place à un nouveau frisson, accompagné d'élévation thermique, sans catarrhe.

ee

OBs.XXIX. Eee ne af. QE AXC ivre calauhale .

Eu | he Ni? de han

Cbseroutious Guoss.

Obs XX Fièvre see BRU Siévre catarrhale Êbs. XXI Os. RON. CAE 6 HE EE EBERE DT RE RES EE REP ÉEE EEE EEE

C'RMTARUE

HULL He LE

HN à | | Er MESA

“ La ne

LE Fran

1 lane $ re ce 03 aan gg don re dde

nn Ve TON up A

OBSERvVATION XXXIX

Le nommé L..., 36 ans, sapeur-pompier, entre à l'hôpital de Moscou, pour une affection ayant débuté il y a deux jours et caractérisée au début, par de la céphalalgie et des douleurs musculaires.

A l'entrée, pas de catarrhe ; rien au foie ni à la rate.

Le quatrième jour, amélioration notable, précédée de sueurs profuses.

Le neuvième jour, rechute avec remontée fébrile, mais sans catarrhe.

Les dixième et onzième journées sont marquées par une transpiration abondante, suivie de la guérison définitive.

C'ÉANP FRE RER

Interprétation pathogénique.

La lecture des tracés qui précèdent ne nous semble devoir laisser aucun doute dans l'esprit ; la régularité de leur évolution, les caractères généraux de leur cycle viennent confirmer de la façon la plus éclatante les premières vues de Wunderlich, et cette notion, bien établie 1l y a deux ans par les cliniciens russes, que la grippe estune maladie à rechute. C’est là un point dont la portée pratique n’échappera à personne, et sur lequel nous croyons inutile d’insister.

On comprend aisément pourtant que la connaissance précise de ce fait pathologique permettra dorénavant d'éviter un certain nombre des complications qu’une sortie prématurée ou un écart de régime précoce n’ont pas manqué sans doute de faire naître il y a deux ans chez quelques malades non prévenus et qui, à la pre-

M; ee mière chute du thermomètre, avaient pu considérer Pévolution de la grippe comme terminée.

Mai* un point plus intéressant peut-être, quoique d’une interprétation plus difficile, c’est d'établir la raison pathogénique de cette rechute. Bien que nous ne puissions fournir encore de ce fait une raison ri: goureusement scientifique, nous avons une certaine tendance à envisager la grippe comme une /nfection évoluant le plus souvent en deux temps, quelquefois en plusieurs, donnant lieu à une série d’invasions successives, mals d’une intensité en général progressivement décroissante. Il y aurait là en quelque sorte quelque chose d’analogue à ce qui s’observe dans le typhus récurrent.

Toutefois, tandis que dans cette dernière maladie la raison des poussées thermiques réside nécessairement dans la présence ou dans le retour des spirilles d'Obermeyer dans le sang, pour que l’assimilation fût rigoureuse, il faudrait prouver que dans la grippe il en est de même et qu’à chacune des réascensions thermiques une pullulation nouvelle des éléments pathogènes a lieu dans le sang des grippés. Or nous ne sommes pas en mesure de fournir cette preuve. Il est toutefois un fait qui à cet égard n’est pas sans importance, c’est la constatation. faite chez la malade qui porte le n° XI de nos observations. Chez cette malade au huitième jour de sa grippe et au moment où ells commençait une nouvelle poussée avec détermination bronchoprneumonique, un ensemencement de sang fait par M. Pittion a démontré que son sang était tertile, et fertile dans le sens déjà signalé par MM. Teissier,

= Roux et Pittion : les éléments constatés étaient représentés par de nombreuses diplo-bactéries isolées ou groupées en chaînettes comme des streptocoques et l’ensemencemeut de ces éléments sur différents milieux a confirmé d'ailleurs leur identité avec le même organisme récemment «lécrit et cultivé par ces auteurs.

Mais en dehors de cette rechute, il existe dans ces tracés un autre accident qui ne nous semble pas avoir encore été décrit. Dans un certain nombre de nos courbes, on constate en effet au milieu de l’ascension thermique continue des premiers jours de l’infection une dépression brusque en forme de V, une sorte d’encoche qui au point de vue du diagnostic nous paraît être un élément de valeur. (Voir les observations II, VI, VII, KR TIRE IV)

Cette dépression dans la courbe thern ométrique à été bien signalée dans le cours de ses lecons sur la grippe (novembre 1891) par M. Teissier, qui l'a déciite sous le nom de Collapsus thermique inédian. M. Teissier pense que cette dépression thermique répond à use infection plus intense et est en quelque s'rte l’apanage des grippes graves, c’est ce qu’on a pu constater chez les malades des observations VI(I, X, XI, XIII, qui ont toutes présenté des caractères d’une infection plus profonde, bien qu'il n’y ait eu ni complication dans l’évolution grippale n1 terminaison fâcheuse sauf cependant chez le malade de l’observation X, qui a succombé à la fin de sa rechute à des accidents asphyxiques dus à la présence d’un muguet intense propagé au larynx. Il semble aussi très rationnel de l’attribuer à l’action hypothermisante des

is JA) =eE

toxines sécrétées très vraisemblablement par les éléments pathogènes.

Cette interprétation nous semble plausible d'autant mieux qu’elle peut s'appuyer sur des recherches expérimeutales encores inédites, il est vrai, mais que nous croyons utiles de signaler dès aujourd’hui puisqu’elles nous semblent se prêter très simplement à l’interprétation des faits qui nous intéressent dans ce travail.

MM. Teissier, Roux et Pittion en effet dans le cours de leurs recherches expérimentales surla diplo-bactérie qu'ils ont retirée des urines des malades atteints de grippe, ont pu à constater ce fait très intéressant que lorsqu'ils avaient agi avec des cultures d’une virulence moyenne, la courbe thermique recueillie chez les animaux inoculés affectait des caractères toujours identiques, dont l’analogie avec ceux de la grippe ne saurait échapper à personne et sur lesquels nous allons revenir. Toutefois, lorsqu'ils ontfait usage de cultures plus virulentes (celles par exemple qui proviennentde bouillon ensemencé par la culture sporifère sur pomme de terre), cette courbe subissait une modification profonde et présentait un collapsus intense, souvent de plusieurs degrés en forme de V au milieu des températures élevées des premiers jours de l’infection — ces différents faits sont très évidents sur les tracés de la feuille 4 : les 4 premiers représentent l’infection avec une culture d'intensité moyenne, les 3 derniers ont trait à des inoculations avec des cultures plus virulentes.— Ce fait expérimental indéniable en lui-même, nous semble très favorable à l'interprétation que nous donnions plus haut et qui s’appuie aussi sur les obser-

vations cliniques : le collapsus thermique est l'indice d’une intoxication plus profonde et tient très vraisemblablement à laction hypothermisante des toxines sécrétées par le bacille de la grippe.

Nous ne sommes point autorisé à juger une autre question, celle de la valeur pathogénique de l’élément dont il vient d’être parlé, ce droit ne nous appartient pas et du reste cela nous entraînerait hors de notre sujet et du point de clinique très limité dont nous avons voulu nous occuper. Toutefois nous ne pouvons nous empêcher de faire ressortir l’analogie grande qui existe entre les tracés thermiques de la maladie réalisée chez le lapin dans les expériences ci-dessus et les tracés de la grippe humaine. Rien n’y manque. D’abord la rechute, fait essentiel, quasi pathognomonique de la grippe humaine, rechute tantôt précoce, tantôt tardive, ainsi que les tracés que nous reproduisons en donnent des exemples nets. C’est ainsi que les tracés I, IT, III, JV, nous montrent après une ascension thermique de deux degrés, suivant très rapidement l’inoculation, le thermomètre rester à ce taux élevé pendant deux ou trois jours, puis la température s’abaisser, comime par le fait d’une défervescence régulière qui ferait volontiers croire à la guérison définitive. Mais après 36 heures en moyenne se produit une réascension passagère souvent, définitive quelquefois, et annonçant une évolution morbide qui se poursuivra jusqu’à la mort de l’animal.

A côté de ces tracés ressemblant à s’y méprendre, avec ceux que nous avons déjà publiés, nous en produisons d’autres où le collapsus thermique est marqué

3 recueillis chez Les aninrir

2777772 on sernble avoir rrocilé une affécliote 28%; semblable élz yrippe

: RNA Las Pt EN: Lapiu XUL. (23 Mar Fapin- NII. Lapin IL. ( 26 Mai) Lapin NI £apiuIV. (26 Avril) Had é Re se Pr à RS ere et PA de (Canoxt se Le colapsus) ( Coblapous Berumique) € Co Laprous) ( Collapse) | « = RIETOIS 210 NE LE 0) ie He F3 IS 2> L 9 (40 A F Ù a KITS à C LE y| Ë :

Bel £ $ :

: Fe 3 : # ÈS Su : F. Ÿ dE $ É/1 . EN F# & 3 ÀSS mn - 3 SE 3 Ê] n êl . 3 DU 3 $ s [© : S $3 ès XF SJ RS A Fe À SF N S Sa ù : À F 3 Es LU LS te Li ( = FE | L'SS . ARE S5S de [Ji 3 LE LS ] ER SE | | ne S $ $S Fe BRES Es DIET S Gé | s 3 RSS e | | ë ÎS à DS

Page 1