INDUSTRIE, CARACTERE ET MŒURS "DES HABITANTS
Les grandes industric . les établissements manufac- N turicrs n’ont pas encore pris :: développement bien considérable dans le Bas-Canada. La population est essentiellement agricole et marchande, si l’on excepte toute fois le district de Gaspé, ou l’on s'occupe principalement de pêche. Les détails qui vont suivre sur le caractère et les mœurs des habitants, s'appliquent exclusivement à la population Française du pays. Quant au caractère de nos concitoyens d'origine britannique, ilne présente guète de différences avec celui des peuples: du Royaume-Uni: ce qui s'explique d'autant plus facilement qué l'immigration de cette population ne datant, pour ainsi dire, qued’hier, et se continuant encore tous les jours, cette population a nécessairement dû conserver et les coutumes et les usages qu'elle a importés d'outre-mer ; elle. ne saurait conséquemment pré- ‘senter aucun caractère bien saïllant qui pât la classer à part comme peuple. ca . Le Bas-Canada, heureusement, n'a pas eu à subir toutes ces secousses, tous ces ébranlements politiques et religieux qui ont bouleversé la France, depuis bientôt un siècle ; aussi, ‘4 corame peuple, la population Française du Bas-Oanada pré- nr sente-elle, dans son caractère, des points de différence bien \ ‘ 4 a D celui du peuple Français de nos jours. Le doute, le désir des changements, l’impatience de tout joug, l'ennui,
DCR
ce grand tourment de notre époque, n'ont guère trouvé accès, jusqu'ici, ni dans l'esprit ni dans le cœur de notre population.
. Le gaîeté et la bonne humeur, voilà bien certainement les traits saillants du caractère de l'habitant Canadien, Son ac-
® tivité est très grande durant le belle saison, et les travaux auxquels il 8e livre alors, sont parfois excessifs ; mais en hiver, ses occupations sont extrêmement - “Jinitécs, et il ne. lui ; reste plus qu'à vivre gaîement aux dépends des #- Chesses qu’une terre fertile lui fournit toujours avec laplus
. grande libéralité. A tout prendre, l'habitant Canadien est . probablement le paysan le plus heureux de laterre. : x. De grandes misères, il n’en existe guère dans nos villes ‘ ou dans nos campagnes ; dans tous les cas, ellés ne sauraient être COMparées à"celles que l'on voit régner dans les vieux pays ; et s’il s'en rencontre parfois, l'œil vigilant de a charité ne tarde pas à les découvrir, et à les soulager.
Dans les campagnes, l’homme pauvré n'a qu'à ter tendre
‘ la main à ses co-paroissiens, pour en recevoir les secours nécessaires à sa subsistance. Si les infirmités, si le vieil. âge, ou les rigueurs de la saison l'empéchent d'aller lui-même, parles maisons, quérir le pain nécessaire au maintien de 88 famille, un mot de sa part suffit pour que deux ou trois des principaux citoyens de la paroisse se mettent en route, et reviennent avec des provisions pour plusieurs mois. |
Un incendie vient-il tout-à-coup à détruire la maison ou la grange d’un cultivateur, aussitôt, chacun luitend la main et se met à l’œuvre ; et de tous côtés, et sans y être invités, .
. on voit celui-ci apporter sa contribution de pierres, celui-là,
: son lot de bois, les plus pauvres, le secours de leurs bras, et en peu detemps, l'édifice est reconstruit, sans qu’il en aît ; eoûté beaucoup à la malheureuse victime.
Dans nos villes, où 86 fait un. commerce assez cbnsidé. | able, les revers de fortune sont assez communs ; mais ici, eomme dans toutes les villes d'Amérique, où l'on voit si souvent les mêmes individus, perdre et refaire leur fortune, 2 plusieurs fois dans leur vie, ces revers sont ; toujours sup-
6 accès, ulation.
sent les Jon actravaux n hiver,
ng Jui
des #- 1
la plus
dien est
ARE 8 villes ne saulans les lant de ger. |
tendre urs néeil. âge, -même, n de sg rois des pute, et
ison ou à main invités, .
elui-là,
ras, et -
en aît
onsidéais ici, voit si ortune, À 8 sup-
portés avec la plus grande résignation, et bien rarement on
. $onge à se tuer pour une semblable bagatelle.
* Mais ce qui distingue, avant tout, le peuplé Üanadien Français, c'est son attachement sincère à sa foi, àsa religion, dans laquelle il puise toute la force nécessaire pour supporter patiemment les épreuves et les malheurs ordinaires de cette vie. L'intempérance-régnait autrefois en souveraine dans
toute l'étendue du pays ; mais la voix du prêtre a tonné
contre cet abus, et a seule suffi pour l’abattre en peu de
temps.
‘ARTICLE III
—— es
NOMBRE ABSOLU (DES SUICIDES. , Le A oubre total des suicides dans ‘le Bas-Canada, puis le ler janvier 1846, au premier janvier, 1858, a été de
158, y compris les étrangers, dont je n'ai pss pu établir le nombre réel. e
Ce chiffre se partage comme suit sélon les disrits :
Gaspé 200009000000 Lis 0000000000 ne 0000000 Selon les origines:
D'origine Britarinique
Les croyances religieuses sont LR pour 118 cas do * se répartissent comme suit :
Catholiques... soooooovosese 78 =Protestants.......... 00000000 370000 .85:. :
, de-
é de
lir le
ARTIOLE 1. :