LES
En Erance, on comptait,
; En 1836... PT ET : 2,340 suicides. nd OU ADD me …. 8,674
Ces chiffres, étant mis en regard avec le chiffre de la population, donuent, suivant M. Lisle, les proportions suivantes :
La ville de Paris, de 1817 À 1824, comptait annuelle- | ment 334-cas de suicides ; de 1836 à 1852, 696. | —- En Autriche, la proportion des morts volontaires, dé 1819 à 1827. était de 85 sur 100,000 habitants ; dans les périôdes de 1828 à 1844, cette proportion s'élevait à à 102. | ”
En Russie, comme en Angleterre, le suicide devien de jour en jour plus fréquent.
La Turquie, où il était à peine connu ‘autrefois, à qause des dispositions sévères de l’Alcoran à l'égard de cet /acte, n’én est pas exempte aujourd'hui, grâce au relâchemert religieux qui se fait remarquer chezles populations musul manes.
Voici ce que publiait en Août, 1854, la Gazk ie Nationale de Berlin :
“ Jamais il-n’'y a eu nt de suicides qu’à présent, et . par suite, on n’a jamäis trouvé autant de cadavres aban- : ‘ donnés... Les agents, spécialement chargés des enter- .
rements, qui se font par ordre de la police, sont siloccupés, qu'ils peuvent À peine suffire à leur besogne."”
En 1836 1 suicide sur 14,207 , / 18521 «° 9,340
Ie SUR
* Il suffit de parcourir les journaux des ue pour.y voir, à éhnque numéro, une liste plus ou moihs longue de sui-
cideg :—dans le Bas-Canada, au contraire, où l'instruction est, avant tout, appuyée sur l'éducation religieuse, on a des ré- :
sultats tout différents. | : a 1
En effet en partageant les 12-années qui entrent dans ce
relevé en deux parties égales, de 6 äunécs chacune, depuis 1846 à 1851, inclusivement, et de 1852 à 1857 inclusivement,
on a : | Pour les six premières années Pour les six dernières. \
. Ce qui, en établissant la moyenne de la population pra bable du Bas-Canada, pour chacune de ces périodes, à \ ‘795,000 pour la première, ct À 995,000 pour la seconde, nous \ donne les proportions suivantes :
* Lo 1ère périvde, 1 sur 64,458:
VW 2%. nd 1 « 75,564 Ce uÉRidique une diminution d'à-peu-près 1-5. Conclusion. 24 MR CE Contrairement à ce‘que l'on voit dans les autres pays civilisésghe nombre des suicides, loin d'augmenter dans le Bas- Canada; tend, au contraire, à diminuer. |
IIL Et on ne pourrait certainement pas se retrancher sur la civilisation, pour expliquer une différence si remarquable dans les résultats ; car, sous ce dernier rapport, le Bas-
Canada peut évidemment soutenir la comparaison avec les pays les mieux partagés “ monde. Pour ‘preuve, je me contenterai de citer lo passage suivant, extrait d'une brochure, très remarquable, sous tous lés rapports, publiée en 1857, par M, M. D. P. Myrand, sur les progrès graducls de l'instruction publique dans le Bas-Canada.
© “Dans le dernier rapport annuel du Surintendant de l'Education pour lé Bas-Canada, l’on trouve des données et. des statistiques bien encourageantes sur l’état de l'instruction publique dans le pays. : On y voit que dans l’année 1855, il
:. y avait dans le Bas-Canäda, 2,888 maisons d'éducation, fréquentées par 132,769 élèves, —que, sur ce nombre de maisons
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ï d'éducation, 2,736 étai nt des colléges primaires, 140,
. puie sur tous les rapports de no
Le
des écoles secondaires, co prenänt les collèges, académies et
‘couvents, et 9 écoles supérieures, comprenant deux univer-
sités et sept écoles spéciales, —qu'en prenant le nombre des élèves qui fréquentent a! nuellement nos colléges ct nos académiës, nous avons 15,215 jeunes gens ‘qui reçoivent une intruction très étendue, et que sur ce. chiftre, plus de 8,500 reçoivent “üne instruction classique ct complète, dans nos colléges des villes et des Aa 12,788 jeunes filles reçoivent unc\ éducation Supérieure, dans nos couvents et communautés; et qu'ajoutant À ces chiffres, la moîtié seulement des élèves qui fréqnentent les écoles pri- a maires, nous avons, pour|la génération qui se forme, 75,782 élèves qui reçoivent une instruction qui, comme instruction élémentaire, ne le cède à |celle d'aucun autre pays, et qui, comme instruction classique, est de beaucoup supérieure et plus généralement répartie que dans le Haut-Canada et les
Etats-Unis en général.
: \: Me ‘ Cette assertion qui peut paraître hardie, n’est ce-
. pendant pas hasardée; elle s'appuie sur ces examens pu-
blics, variés et difficiles, qui se \ font tous les ans, dans diverses parties du pays français (le Bas-Canada). Elle s’ap-
| surintendants d'éducation, particulièrement sur le rapport de l'honorable M. Chauveau,
‘ qui a su y déployer, avec zèle et vérité, toute l'étendue et
toute la variété des branches de l'enseignement que l'on y donne.” | 7 a
; : ARTICLE VI