IL. L'influence des saisons sur ces cas de suicides mérite
d'autant plus d’être remarquée, que l’année, dans le Bas-Canada, se partage en deux portions bien distinctes, dont l’une est très chaude, et l’autre, très froide. Ai si, dans les mois de Mai, Juin, Juillet, Août et. Septembre, température est généralement aussi élevée que celle de Paris. En Dé-
* cembre, Janvier et Février, la saison est très rigoureuse; la
me suit
les plus froids de l'année.
terre 8e couvre de plusieurs pieds de neige, et le thermomètre descend parfois jusqu’à 84 © centigrades. :
“Ce tableau confirme pleinement l'opinion de la plupart des auteurs du jour, savoir, que le suicide a sa plus grande fréquence durant la saison chaude, et que la chaleur a une influence funeste sur le développement du suicide. En effet, c'est en Mai, Juin et Août que ce chiffre est le plus
. élevé. En Mars et Avril, iN’est un ‘pou moins, mais beau-
coup plus que dans la saison rigoureuse do l'hiver. Les uombres 6, 7 et 9 correspondent exactement aux trois mois
Quant à la rigueur du climat, si elle exerce quelque i influence, on peut dire que, pour notre pays, au moins, cette
influence est. directement opposée à celle que lui ont attri-
buée la grande majorité des écrivains.
ARTICLE VII
ga *
A SUICIDES s SELON LES SEXES.
I. Considérés sous lo rapport dos sexes, es micidéh se rangent dans Yordro suivant :
Hommes .....ssessee . Femmes. sous sos.
Total. 000000000000 . 158°
Ces chiffres, mis en rapport avec la-ponulation respec- | tive des deux sexes, telle qne donnée par le recensement de 1850, donne les résultats suivahts : :
«Hommes, 1 sur ‘46 ,944
Femmes, 1 ‘“ 139,008
Ce qui est, on peut dire, dans le rapport de 1: 8.
LA
Ca
IL. On a constaté, à-pou-près, le même RENE dans les autres pays ; les femmes, par leur genre de vie, parleur caractère, par la force de leurs sentiments religieux, étant beaucoup moins portées au ee que les hommes.
ideb se
; A ——— respec-
ent de
ARTICLE VIIi1.