‹ Thèse présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques (volume 2)Chapitre 18 sur 19 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

En résumé, j'ai établi les résultats suivants :

Relativement aux rayons cathodiques :

Ces rayons sont électrisés négativement, ce qui est difficilement conciliable avec la théorie des ondulations, et concorde bien, au contraire, avec celle d'um* émission (p. 7);

Par suite, ils subissent l'action des champs électriques stnliqueSy toujours dans le sens prévu (p. i i);

Enfin, cette action permet de mesurer' !a chute de potentiel au voisinage de la cathode (p. t3):

Relativement aux rayorrsde Ronigen, indépendamment de premiers essais (jui ont pu contribuer à fixer les idées sur leur région d'origine et sur la [)ur(;lé de leur propagation rcctiligne :

Ces rayons pruveiU décliarger, sans les rencontrer, des corps éleeuisés siliiés dans un gaz en repos (p, 28)-,

Ci'leffet.gaz se produiljusqu'à dée]iarg<'eoni|)lèle(p. 3 1);

Il n'est pas dû à une conveetion ou à une diffusion du gaz directement atleinl [)ar les layons (p. 33);

Dans un gaz, un tube de force coupé par les rayons se comporte comme un conducteur ([>. 35);

D'une manière plus précise, là où des rayons traversent un gaz, apparaissent des charges égales et contraires (ionisation) 5 puis ces charges se meuvent sous l'influence du champ le long des tubes de force qui les contiennent jusqn';! ce cpi'elles rencontrent un condnc leur, (|u'elles déchargent, ou un isolant solide ou hquide, (ju'elles chargent

Cette ionisai ion d'un gaz est indépendante de l'existenc e du champ (jui la révèle (p. 38);

Elle peut facilement être mesuiée (p. 4^)^

\à ionisation en un poi/it xane proportionnellement à la pression et reste indépendante de la température (p. 4^)?

Elle varie comme linverse du < arré de la dislance entre le point et la source, ce cjui permet de iixer une unité de (juantilé pour les rayons Riuitgen ([). 44)?

A chaque gaz correspond un coejjicienl d'ionisation : c'est le nombre par lequel est multij)liée l'ionisation (*ii un [)oinl, quand l'air est reuq^lacé par It" gaz (j«. 4-^)^

Dans le cas complexe où» des surlaces chargées sont renconirées, et suivant une méthode analogue:

Lorsque ces surfaces sont métaiiicpie , un deuxième elïét, Vejji^.t niétal^ s'ajoute sans l'altérer à relfet gaz (p. 4î^)7

Cet effet métal é(jnivant à une ionisation superficielle produite par les rayons à la suriace de séparation d'un gaz et d'un métal, oîi se lévèle ainsi l'existence d'une couche de passage (p. 5i)^

Vj'ionisation superficielle en un point varie comme l'inverse du carré de la distance à la source (p. 53);

RAYOWS CATHODIQUES ET lUYOJNS DE UOJNTGEN. 59

Chaque couple gaz-métal csi rai aclérisé par un coefficient d'ionisation superficielle, ce qui donne une deuxième liste nouvelle de constantes j)liysi(jues (p. 54 )i

Ainsi le phénomène complexe de la décharge par les rayons de Rtnitgen apparaît comme la somme de deux phénomènes qui, séparémeni, ohéissent à des lois simples, ce qui fixe la loi générale de celte décharge, dont le calcul se li'ouve, en cha(|ue cas, léduit à un problème d'intégration (p. 55).

Au point où nous sommes alors arrivés, les rayons de R(")ntgen se présentent donc comme ayant pour caractères : de se propager très rigoureusement en ligne droite, aiïaiblis, mais jamais déviés par les obstacles; d'exciter des fluorescences; et d'ioniser les gaz, cette ionisation devenant plus énergique au contact d'un métal.

Cette dernière propriété, sans rapprocher diieclement les rayons de Ronlgen de la lumière ultra-violetle, augmente pourtant les raisons (ju'on avait pour y voii' des vibrations de nature électrique.

Mais surtout elle crée une voie nouvelle où les rayons de Riniigen, sans former le but direct d(^s études, serviront seulement comme un moyen propre à obtenir l'ionisation. On conçoit en efTel (|ue, avec certaines difïérences, qui augmenteront l'intérêt des recherches, on puisse bienlôt construire, pour le groupe important des gaz, (juelque chose d'analogue à ce (ju'est l'éleclrolyse pour les sels. Et si, comme il est bien vraisemblable, l'ionisation d'un gaz est accompagnée d'un ti'ansport de matière, on prévoit l'inléièt que pourra présenter la décomposition de corps dont la structure difïère exirèmemenl de celle des éleclrolytes connus.

Ainsi pourrait se dessiner une Eleclrochimie nouvelle.

6o J. pp:rriiv.

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