CARACTÈRES GÉNÉRAUX
1. Imaginons une enceinte métallique absolument close^ en papier d'étain ou en tôle mince d aluminium et, dans son intérieur, un tube à rayons cathodiques en activité. La paroi d'une telle enceinte est impénétrable à toute lumière connue, comme à toute influence électrostatique.
Pourtant, si l'on approche de l'enceinte un écran recouvert de platinocyanure de baryum, on voit l'écran s'illuminer. Beaucoup d'autres substances fluorescentes s'illunnnent de même. Dans les mêmes conditions, une plaque photogi apliique, enveloppée ou non de papier noir, est impressionnée.
Si 1 on place un objet quelconque entre l'enceinte et l'écian fluorescent, on voit apparaître une ombre de Tobjet sur l'écran, plus ou moins accusée suivant la nature de l'objet. La même ombre apparaît, après développement, sur une plaque photographique substituée à l'écran. Le tube à vide, l'objet et l'ombre se trouvent en ligne droite : le tube émet donc des rayons*, ce sont les rayons de Bontgeii,
Si l'on place un deuxième objet, de forme et de nature quelconques, sur le trajet des rayons qui donnent la silhouette du premier, on voit que cette silhouette est assombrie, mais jamais déplacée ni déformée. Ceci prouve, au moins en première approximation, que ces rayons ne se réfractent pas.