A M. A. BARBET
Professeur à l’KcoIc de médecine et de pharmacie de Bordeau*,
^émotgnogt b’tettmt ft î>t rfronnoteeanre.
A MON AMI CONSTANTV,
Drpoutmtnt.
A TOUS CUÜX QUI ME SONT CBERS,
Soutitntr.
li ]VIART1]¥.
J’étais à la recherche d’un sujet pour ma thèse, lorsque M. Barbet, professeur à l’École de médecine et de pharmacie de Bordeaux, me fit observer qu’il y aurait peut-être quelques études intéressantes sur une classe de substances qui, quoique étudiée par des hommes compétents, présentait encore bien des points à éclairer.
C’était les gommes.
En parcourant tout ce que les auteurs qui s’en sont occupés ont écrit sur ce sujet, j’ai pu me convaincre que le résultat de leurs travaux différait souvent beaucoup.
Ce n’est pas que je puisse admettre que des auteurs tels ([ue MM. Guibourt, Berzélius, Guérin, etc., aient pu se tromper ; une semblable idée est bien loin de ma pensée. 11 est, du reste, très-facile de trouver la cause de ces dissidences d’opinion si l’on remarque que les gommes sont des produits exotiques, qui peuvent avoir été récoltés à des époques différentes, et n’avoir pas toujours une origine commune; que tous ceux qui se sont occtqjés de cette question ont eu entre leurs mains des échantillons qui étaient loin sans doute d’être les mêmes ; enfin, que la manière d’opérer, l’époque à laquelle on a fait ces opérations, et les conditions dans lesquelles on s’est trouvé placé, ont pu avoir quelque influence sur les résultats obtenus.
Je n’ai pas la prétention de clore la question par les quelques observations que je viens vous soumettre, car j’ai la conviction qu’elle demande encore beaucoup de travail. J’ai cru que les résultats obtenus présentaient assez d’intérêt pour mériter un moment votre attention.
Je serais heureux si, par ce faible aperçu, je pouvais être de quelque utilité à ceux qui plus tard reviendront sur ce sujet. J’ai, de mon côté, l’intention de le continuer dès que je me trouverai dans une position qui m’en offre les moyens.