‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 103 sur 517 · ACTE III, SCENE V. 4i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V. 4i

Parmi ces criminels a placé mon trépas,

Et pour ne vous plus voir m'arrache de vos bras.

CICÉRON

Par quels efforts , lassant sa pitié tutélaire , Vous-même à mes bontés trop prompte à vous soustraire , Trompâtes-vous l'appui qu'il vous fit rencontrer ? Et comment du péril aujourd'hui vous tirer? Dans ce cruel devoir dont mon cœur désespère , Au moins, coupable enfant, embrassez votre père. C'est tout ce que je puis ; mais le ciel , je le vois, De ses bontés sur vous a signalé le choix , Puisqu'il veut par vos mains sauver votre patrie.

TULLIE

Il ne saurait laisser mon offense impunie î Combien de temps encor, vous prêtant ses secours, Vous-même des cruels défendra-t-il vos jours?

CICÉRON

Allez, de vos terreurs surmontez la faiblesse.

TULLIE

Hélas ! en quelles mains, en quels lieux je vous laisse !

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