‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 119 sur 517 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

\j A. I lljilMiVj une épée nue à la main , suivi d'un esclave qui porte une coupe , CETHEGUS^ LEjNTULUS,

LEPIDE, conjurés.

CATILINA

Accourez, compagnons, venez et suivez -moi. Vous, généreux amis, c'est vous que je revoi! A vos bouillans transports, oui, j'apporte la guerre ; La guerre à vos tyrans , aux maîtres de la terre , A tout ce qui jamais, vous disputant vos droits , Prétendit vous réduire et vous donner des lois.

fto CATILINA.

Déjà pour ces tyrans, fiers souverains du monde r

A sonné le signal de leur chute profonde. .

Le sang coule î et déjà vient de rougir mes mains

Du meurtre avant -coureur du trépas des Romains.

Vous, illustres soutiens d'une juste défense,

Impatiens déjà de venger votre offense ,

Autour du vase affreux par la mort consacré,

Au sang de l'ennemi par mes mains massacré ,

Jurez, sans que pitié ni remords vous arrête,

De tous vos ennemis la sanglante défaite.

( Il prend la coupe des mains de l'esclave. )

Et vous à qui ma main consacre ces présens, Venez , dieux des enfers , soyez ici présens ! Et du saint appareil d'une horrible puissance Attestez les sermens de notre obéissance!

LENTULUS

Sur le même appareil, dieux ! je jure par vous Tous les mêmes sermens.

LÉPIDE

Oui, nous le jurons tous.

Des beaux jours de Sylla réveillons la mémoire.

UN CONJURÉ

Ils renaîtront ces jours d'espérance et de gloire î

AUTRE CONJURÉ

Où le fer par les lois n'était point arrêté.

UN CONJURÉ

Où tout fut crime, aux yeux, vengeance et liberté.

UN AUTRE CONJURÉ

L'entant dans son berceau n'évitait point l'outrage,

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