ACTE IV , SCÈNS X. ICI
LYSIMOND.
Oh.r gros monsieur,vraiment, plus savantque son père.
DORIMONT
Et Jeannette , et Perrîn?
LYSIMOND.
Tous deux se portent bien.
Et Jeannette et Perrin? l'excellent entretien ! Mesdames , c'est à vous de prendre patience.
DORIMONT , d Lysimond.
EtLubin?
D'HAUTEFARD.
Ah , Lubin ! qu'il faut de complaisance !
LYSIMOND.
Bien , aussi.
D'HAUTEFARD.
Dites-nous : au village, aujourd'hui, Passez-vous la journée? ou si nous?...
DORIMONT
J'ai fini.
LYSIMOND.
Ah ! Gros-René , monsieur, vient d'épouser Perrette -, Robin, époux de Lyse, a trompé Marinette. La grosse Mathurine , au vieux monsieur Thomas, Aurait bien, de sa fille, accordé les appas.
Ils y comptaient tous deux; mais la fine matoise Mitonnait autre chose avec le jeune Ambroise. Il la voyait souvent, venait, allait son train : Et même avec Thomas, qui lui faisait la main, Ne se doutant de rien, ni sa dolente mère. Enfin , ils ont tant fait que c'est une autre affaire I Jour pris , noce arrêtée , avec un grand fracas , Se réclamant d\Àmbroise elle a quitté Thomas.
DORIMONT
Thomas ! je l'ai prévu. Cent fois à Mathurine J'ai dit: Sur votre fille ayez les yeux, voisine. Vois-tu , cher Lysimond , alors qu'aux accidens On expose ma fille ; à l'insçu des parens Il arrive..,.
D'HAUTEFARD , rlanl.
Ah! ah! ah!
Madame de RAINVILLE.
Quel excès de tendresse Pour une villageoise !
Le marquis D'ORCÉ.
Elle vous intéresse , Ace qu'on voit, beaucoup.
ÉLIANTE
C'est en faire grand cas !
DORIMONT
Et pourquoi; s'il vous plaît, n'en parlerais-jc pas?