‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 281 sur 517 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DT)RJMOINT,ÉLIAINTE, CLITON, D'HAUTEFARD.

D'HAUTEFARD,** Cliton.

Bien ! bien ! j'aime à vous voir ces nobles hardiesses. Vous vous êtes forme' considérablement.

(A Dorimont.) Et vous!... Et d^oùbon dieu cet autre accoutrement? Est-ce que votre hymen vous a rendu malade ?

Allez, c'est assez bon.

D'HAUTEFARD.

Pour quelque mascarade.

(A Cliton).

Mais vous ! ah ! vous donnez à la chose un bon tour, Et c'est vraiment ainsi qu'il faut traiter l'amour. On pourrait cependant avec quelque avantage, Vous disputer l'objet qui reçoit votre hommage.

CLITON

Ah monsieur ! s'il vous plaît, trêve à tous ces propos.

Ici , vous le voyez , tous vos grands airs , vos mots ,

Vos fades complimens n'ont pas l'art de surprendre ,

Et n'auront pas l'effet qu'on en pouvait attendre.

Je sais de vos efforts le zèle infructueux,

Pour vous gagner un cœur rebelle à tous vos vœux ;

Et ce qu'à de vos soins souffert mademoiselle.

Il vous faut, s'il vous plaît, ne plus compter sur elle ,

Et, sans bruit , sans éclat, reformer votre plan ;

Renoncer au métier de fade courtisan,

Ou vous faire vous-même une importante affaire.

Voyez des deux partis ce que vous voulez faire ?

D'HAUTEFARD.

Ce n'est pas en agir galamment avec moi.

Galant ou non galant; votre parti ?

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