‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 325 sur 517 · ACTE III , SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III , SCENE V

qu'à parler. (Sadressant à Basset. ) Ce n'est pas vous, je pense, qui songez à m'exclure?

BASSET

En aucune façon.

SAINT-ALBAIN

Ni vous, monsieur Phœnix ?

phoenix.

Ni moi.

SAINT-ALBAIN

Ni vous, monsieur?

TÊTU

Non, monsieur.

SAINT-ALBAIN

En ce cas, je reste. (A Deschamps.) Monsieur , l'indignation que je crois démêler dans vos traits, n'est pas, je crois, contre moi ?

DESCHAMPS , avec chaleur, prenant la main de Saint-Albain.

Oh!.... (A tous.) Poursuivons.

FONVILLE.

Il peut rester, il n'aura la voix de personne.

(Tous s'asseyent dans l'ordre où ils sont inscrits, à la tête de la scène ; Saint-Albain à la droite de Deschamps. )

DESCHAMPS

Messieurs, quelle obligation vous aura Deschamps , si vous lui découvrez un homme de mérite qui puisse le seconder dans ses vues!

PHOENIX , à Fonville.

Voyez-vous , il a besoin d'un aide.

DESCHAMPS

Quel est donc, messieurs, l'homme de mérite que vous choisiriez ?

BASSET

Cela est difficile à savoir.

FONVILLE.

Ce n'est pas un sot que vous demandez.

Allons, réfléchissez, qu'y a-t-il dans la province ?

FONV1LLE.

Dans la province? Comment donc! mais il n'y a personne; vous voyez ici tout ce qu'il y a de distingué.

DESCHAMPS

Eh bien ! ici , messieurs , qui nommez-vous ?

FONVILLE.

Eh!

PHOENIX

Ma foi !

TÊTU

Ah, ma foi!

DESCHAMPS

Allons, parlez !

BASSET, à Fonville.

Allons , pariez !

FONVILLE.

Parlez , Monsieur Phœnix.

PHOENIX

Parlez , Monsieur Têtu.

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