ACTE III , SCENE V
qu'à parler. (Sadressant à Basset. ) Ce n'est pas vous, je pense, qui songez à m'exclure?
BASSET
En aucune façon.
SAINT-ALBAIN
Ni vous, monsieur Phœnix ?
phoenix.
Ni moi.
SAINT-ALBAIN
Ni vous, monsieur?
TÊTU
Non, monsieur.
SAINT-ALBAIN
En ce cas, je reste. (A Deschamps.) Monsieur , l'indignation que je crois démêler dans vos traits, n'est pas, je crois, contre moi ?
DESCHAMPS , avec chaleur, prenant la main de Saint-Albain.
Oh!.... (A tous.) Poursuivons.
FONVILLE.
Il peut rester, il n'aura la voix de personne.
(Tous s'asseyent dans l'ordre où ils sont inscrits, à la tête de la scène ; Saint-Albain à la droite de Deschamps. )
DESCHAMPS
Messieurs, quelle obligation vous aura Deschamps , si vous lui découvrez un homme de mérite qui puisse le seconder dans ses vues!
PHOENIX , à Fonville.
Voyez-vous , il a besoin d'un aide.
DESCHAMPS
Quel est donc, messieurs, l'homme de mérite que vous choisiriez ?
BASSET
Cela est difficile à savoir.
FONVILLE.
Ce n'est pas un sot que vous demandez.
Allons, réfléchissez, qu'y a-t-il dans la province ?
FONV1LLE.
Dans la province? Comment donc! mais il n'y a personne; vous voyez ici tout ce qu'il y a de distingué.
DESCHAMPS
Eh bien ! ici , messieurs , qui nommez-vous ?
FONVILLE.
Eh!
PHOENIX
Ma foi !
TÊTU
Ah, ma foi!
DESCHAMPS
Allons, parlez !
BASSET, à Fonville.
Allons , pariez !
FONVILLE.
Parlez , Monsieur Phœnix.
PHOENIX
Parlez , Monsieur Têtu.