‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 345 sur 517 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ÉTHELVINA, madame D'OSMOND, D'OSMOND,

VALCOUR

VALCOUR

Eh bien, donc! je vous cherche, beau-frère. Etes- vous enterré dans la gentilhommière? Bonjour, ma sœur; à ma chère future aussi! Eh bien, dans ma démarche enfin j'ai réussi. Félicitez-moi donc, j'ai cette préfecture Qui vaque exprès pour vous, mon cher, la chose est sûre.

Je vous en félicite, oui, pour vous; non, pour moi. Et je n'aspire plus à ce brillant emploi.

i* LE ROMANTIQUE.

J'ai fait pour obtenir un succès qui me flatte Des efforts assez grands dans une route ingrate. Et je me lasse enfin pour échouer à tout D'une vie incommode et si peu de mon goût. De vos ardents plaisirs la douceur imparfaite N'excite plus chez moi qu'une soif satisfaite. Je n'en veux plus.

VALCOUR

C'est fort! mon cher, vous m'étonnez.

Renoncer! quand vos soins vont être couronnés. Savez-vous ce qu'on fait, par quel ressort utile, On obtient un succès tardif et difficile. On cherche à se lier dans des sociétés D'industriels, d'amis par leurs travaux cités; On est intéressé dans des manufactures, Ou bien entrepreneur de vastes fournitures, Entreprises, marchés ou spéculations De banque; ou bien, tenez, dans les élections Pour nouveau candidat, offrez- vous.

d'osmond.

J'en augure Que vous ne comptez pas sur cette préfecture?

VALCOUR

Et si j'en étais sûr, vous en profiteriez ? Agissez, c'est certain.

MADAME D'OSMOND

Vous vous décideriez En toute occasion ; c'est ce qu'il vous faut faire Pour devenir préfet.

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