‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 451 sur 517 · FALKLAND, EUGÉNIE · texte numérisé non relu

FALKLAND, EUGÉNIE

FALKLAND

Voici le moment, Eugénie, d'écouter les conseils de votre père. Il faut songer à vous établir. J'avance en âge et vous pouvez rester seule sur la terre.

EUGÉNIE

Ne vous attristez point pour songer à mon sort.

FALKLAND

Ah! surtout Eugénie ne me contrariez pas. Auraisje mal jugé de votre penchant? Auriez-vous disposé de votre cœur sans mon consentement?

7o FALKLAND.

EUGÉNIE

Je n'ai connu que la pitié pour un infortuné; mais je neveux jamais me séparer de vous.

FALKLAND

Et si j'allais vous manquer! si la faute de Caleb était la mienne! Eugénie, écoutez-moi et ne vous alarmez pas. Vous m'avez entendu parler d'un duel? C'est pour cette même affaire, où Tyrrel est mort de ma main, que Caleb innocent est accusé. Vous voyez combien je dois à cette infortuné que j'expose à une mort certaine et qui veut périr pour moi, si je ne prends des précautions pour le sauver. Voyez cette lettre...

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