‹ Thèses présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques (volume 4)Chapitre 16 sur 26 · didyme très faible estompée · texte numérisé non relu

didyme très faible estompée

66 546 ? » faible

69 540 erbium » »

72 536 holmium faible forte

78 523 erbium assez forte assez forte

79 620 didyme faible faible

99 ■ 484 erbium douteuse forte

loi ,. . . . 483 holmium » faible

108 474 Dysprosium douteuse »

I24~i29 453-45o Dyspr. -erbium faible forte

Ce Tableau montre que le fractionnement des éiliylsulfales yllriques des sables monazités se comporte comme celui de l'œschynite.

Il montre en outre que le fractionnement dans l'alcool donne pour le didyme les mêmes résultats que le fractionnement dans l'eau.

Quelques déterminations de poids atomiques faites dans le cours de ces fractionnements donneront une idée de l'efficacité de la méthode.

La majorité du didyme et des terbines ayant été éliminée par le sulfate potassique, j'ai obtenu :

i" Ytt?'ia de Vœschynite {^).

Sulfate Poids

anhydre. Oxyde. atomique.

1" Yttria des sables nionazités.

Les têtes decristallisalion fractionnées dans l'alcool ont

donné les résullals suivants :

Sulfate Poids

anhydre. Oxyde, atomique.

(Matière renfermant encore un peu de didyme).

Ces résultats montrent que si l'on fait abstraction du didyme et des terres du groupe terbique éliminés parliellement parle sulfate de potasse, les cristaux ont un poids atomique plus faible que les eaux-mères, et que la limite inférieure du fractionnement est voisine de gg.

Ainsi je retrouvais des résultats analogues à ceux que m'avaient fournis les acétylacétonates et ces mesures pouvaient être considérées comme une conflrmation des rerecherches de MM. Schûtzenberger et O. Boudouard.

Toutefois les caractères de cette substance me faisaient supposer qu'elle devait être d'une nature complexe :

La coloration jaune de son oxyde permettait d'y supposer la présence du terbium.

(') Ces mesures ont été obtenues avec les fractions de l'j^ltria de l'œschynite les moins basiques. Voir p. 61.

RECHERCHES SUR h\ SÉPAIVATIOK DES TERRES RAUES. 6j

Examinée sous une épaisseur convenable au spectroscope, elle présenie, quoique irès faiblement, les bandes de l'holmium, du dysprosium, de l'erbium et même du didyme.

Son poids aïoniique relativement faible montrait qu'elle devait renfermer surtout de l'yttrium ; mais pourquoi cette limite était-elle semblable à celle que m'avaient fournie les acétylacétonates et à MM. Schlitzenberger etO. Boudouard les sulfates et les nitrates?

Ce n'est que beaucoup plus tard que j'eus la clef de ce mystère, mais je disais à celle époque : « J'admets jusqu'à preuve du contraire que cette substance est de l'ytirium impur.

» Ainsi l'on obtient, par des mélhodes variées et essentiellement distinctes, une de ces limites de fractionnement comme on peut en observer si fréquemment dans le traitement des terres rares.

» En admettant que cette substance est nouvelle, on risquerait de tomber dans une erreur analogue à celle de M. Delafontaine lorsqu'il annonça la découverte du phillippiwn. La constance relative du poids atomique de celte matière est un caractère insuffisant pour son identification. Car une méthode de fractionnement, si efficace qu'elle paraisse, ne permet pas, en général, d'éliminer d'une substance à peu près pure les dernières traces d'impuretés et il suffit de jeter un coup d'œil sur la littérature des terres rares pour se rendre compte des difficultés extrêmes que présente la purification d'un corps tel que l'yttrium. ))

Les cristaux qui se déposent ensuite dans le fractionnement des élhylsulfales deviennent de plus en plus roses. Le spectre du nouvel crbiuni y devient plus intense et le spectre uel'X de Soret (hoîniium et dysprosium) s'y affaiblit graduellement.

On obtient ensuite des dissolutions qui ne présentent

plus du tout le spectre de riiolmium et où l'on voit apparaître deux bandes très faibles qui sont attribuables au thulium.

Enfin le spectre de l'erbium s'affaiblit à son tour, les cristaux qui se déposent deviennent de moins en moins roses et finalement on obtient des eaux-mères où se sont accumulées toutes les impurelésprovenant soit de l'insuffisance des traitements antérieurs et surtout des réactifs, il est vrai, mais qui ne présentent plus de bandes d'absorption. Après avoir précipité cette dissolution par l'ammoniaque pour séparer les métaux alcalino-terreux et par l'acide oxalique pour éliminer le fer, l'alumine, le manganèse, etc., j'en ai isolé une terre de poids atomique i5i,5 et dont l'oxyde calciné au rouge blanc ne présentait aucune trace de coloration.

Spectre des derniers cristaux. — yEschynite.

Divisions

du Longueurs Eléments Qualités

micromètre. d'onde. probables. des bandes.

■24 684 thulium faible

32 654 erbium faible

69 540 erbium très faible

78 5-23 erbium forte

99 486 erbium forte

ii5-i20. 459-465 thulium faible

12g 45i erbium faible

KECMEnCHES SUR LA SÉPARATION DES TERRES RARES.

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