‹ Thèses présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques (volume 4)Chapitre 18 sur 26 · SUR LA NATURE DU DIDYME QUI ACCOMPAGNE L YTIRIA · texte numérisé non relu

SUR LA NATURE DU DIDYME QUI ACCOMPAGNE L YTIRIA

M. O. Boudouard a annoncé récemment qu'il avait séparé de l'yttria des sables monazités une terre de didyme peu soluble dans le sulfate potassique et présentant tous les caractères du néodyme.

J'ai indiqué précédemment (p. 63) que les terres provenant des têtes de cristal b'sation des élhylsulfatesyttriques entraînaient le didyme qui avait échappé à une élimination préalable des terres du groupe cérique par le sulfate de potasse.

J'ai éliminé ce didyme des têtes yltriques par de nouvelles précipitalions par le sulfate potassique et j'ai observé que si le didyme ainsi obtenu présentait surtout les caractères du néodyme, il ne pouvait être identifié entièrement avec le néodyme et contenait une forte proportion de terres étrangères.

Le spectre de celle substance était moins intense que le spectre d'une dissolution de néodyme pur de même concentration et examiné sous la même épaisseur.

Outre les bandes du néodyme on pouvait distinguer les bandes de l'X de Soret, quelques bandes de l'erbium et du praséodymc. Toutefois ces dernières bandes étaient très laibles.

Que](|ucs fiaclionnements par le sulfate potassique en présence d'alcool ont mis en évidence les terres du groupe

y 2 G. URBAIW.

lerbique, et un fractionnement par l'ammoniaque en présence d'eau oxygénée a suffi pour caractériser la présence d'une trace de cérium.

Ainsi cette substance est en définitive riche en néodyme et je confirme pleinement l'opinion de M. Boudouard lorsqu'il recommande cette nouvelle méthode comme devant donner des résultats expéditifs pour la préparation du néodyme.

II est intéressant de remarquer que parmi les bandes du praséodyme que l'on peut observer dans cette matière, la bande ). = 46g est nettement visible tandis que les bandes \ = 444 6'- ^^ = 482 sont à peine visibles. M. Demarçay 0) et iMM. Krûss et Nilson (-) ont fait des observations analogues sur la variation d'intensité relative de ces bandes.

D'autre part la bande \ = 499 que l'on observe dans ce spectre présente un aspect tout différent de celui que l'on observe dans le spectre du praséodyme où elle est large et diffuse tandis que dans ce composé elle est fine et nette. M. Schôttlander attribue cette bande au néodyme.

Théoiiquement il ne devait pas rester de didjme dans les terres ytlriques après le traitement par le sulfate de potasse 5 mais, comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire remarquer à propos des traitements des minéraux, ce traitement est un fractionnement. Le sulfate double dedidyme et de potasse est rigoureusement insoluble dans une dissolution saturée de sulfate de potasse 5 mais, comme l'a fait remarquer Marignac, la solubilité du sulfate de didynie est profondément modifiée par la présence des terres ytlriques.

Et bien avant Marignac, Delafontaine remarque que ses terbines sont souillées de didyme, et, chose plus remarquable encore, il dit que son didyme avait un spectre in-

( ' ) Loc. cit.

{ - ) Loc. cit.

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