LK = L 0,001 52 — LT
correspondant à la formule
Les valeurs de K semblent diminuer quand la température s'élève plus vite que ne l'indique la loi inverse de la température absolue*, mais il est fort remarquable que cette loi convienne pour représenter approximativement les variations du coefficient d'aimantation dans l'énorme intervalle de température de i35o°.
Avant de faire cette série d'expériences sur du palladium très pur, j'avais fait quebjues mesures avec un échantillon de palladium impur qui contenait, enire autres impuretés, une quantité notable de fer. Les résultats obtenus avec cet échantillon ont donné presque le même coefficient d'aimantation à la température ambiante qire pour le palladium pur-, mais les variations de température produisaient un elïéi tout différent.
64 !'• CURIE
e. KIo^ T. TKIO^
Le coefficient d'aimanialion diminue beaucoup moins rapidement quand la température augmenle que pour le palladium pur. La loi inverse de la température absolue ne s'applique plus : on voit dans le Tableau que le produit R T n'est pas constant ( ^ ).
Verre et porcelaine.
Le verre est le plus souvent diaiTiagnéliqne, mais quelquefois magnélique à la température ambiante, cela dépend évidemment de la proportion d'oxydes magnétiques qui entrent dans sa coinp-osilion. Dans le cas où il est magnélique, le vtrre devient cependant diamagnéti(|ue lors- (ju'on élève la température. Dans tous les cas, les propriétés diamagnétiqucs s'accentuent quand la température s'élève. La vitesse de variation est d'autant plus rapide que la température est [)lus basse. Nous n'avons pas fait d'étude spéciale • voici cependant trois nombres déterminés sur un écliantillon de verre provenant d'un tube à essai. La deuxième ligne donne les coefticienls d'aimanialion exprimés dans une unité arbitraire :
(*) Il convient peut-être de rapprocher ce fait de celui que donne l'étude de la conductibilité métallique. La conductibilité des métauxpurs varie à peu près en raison inverse de la tempéi ature absolue, tandis que la conductibilité des métaux impurs varie moins rapidement avec la température.
Les variations des propriétés magnétiques du verre avec la température s'expliquent simplement en admettant que le verre est foriiié en majeure partie d'une substance diamagnélique dont les propriétés lesleut invariables à toiile température. Il coniient en outre une petite quantité d'une substance relativement fortement magnétique, doni les piopriélés diminuent en suivant une loi voisine de la loi inverse des températures absolues. Les elïels produits par ces deux substances se détruisent en iirande partie à la température ambiante; aux températures élevées, la substance magnétique ne produit plus d'elïét sensible et le verre tend a devenir une substance diamagtïétique à propriétés invaiiables avec la température.
Nous avons eu à étudier les variations de propriétés magnétiques avec la température d'un grand nombre d'ampoules de verre, généralement faiblement diamagnétiques à la température ambiante. Les variations avec la température sont fort gênantes. Supposons que l'on étudie, par exemple, un corps diamagnétique de coefficient d'aimantation constant à toute température, on ne peut déduire cette constance cjue de la différence de deux séries de mesures (Tune avec ampoule -\- corps, l'autre avec ampoule seule)^ variant toutes deux de la même façon avec la température. La constance du coefflcient serait constatée bieri plus facilement et bien plus sûrement si l'on avait des ampoules de propriétés magnétiques invariables.
La porcelaine se conduit d'urje façon analogue. Nous n'avons de renseignements que sur des ampoules de porcelaine de Bayeux émai liées. Ces ampoules sont assez fortement magnéti(jnes à la température ambiante et deviennent seulemerit diamagnétiques entre 600" et 800". Voici des nombres (2*^ colonne) proportionnels à l'atuion magnétique à diverses températures pour' une ampoule de porcelaine émalllée :
66 p. CURIE.
io3o — 37
A la température ambiante, la variation des propriétés magnétiques est extrêmement rapide.