‹ Thèses présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es sciences physiquesChapitre 28 sur 31 · FONTE · texte numérisé non relu

FONTE

J'ai fait des expériences sur un échantillon (\e fonte blanche tiès impure? (^).

J'avais pour but principal de voir quel trouble la fnsion apporte dans les phénomènes niagnéliqnes. I.a fonle élait placée dans une ampoule de porcelaine. Les résnllals sont consignés Tableau XIV, Jig. 12 (points X) el fig. iS, courbe 5, points ..

La fusion ne semble avoir aucune influence; la température de transformation magnéliquea lieu vers 670° à une lempératuie inférieure à celle du fer doux. La deuxième transformation du fer doux n'existe plus. De 9.30" à 1267°, les résultats sont tiès voisins de ceux donnés par le 1er. De 800^^ à 1267", les résultats peuvent être représentés appi oximativement en coordonnées logarithrinques par une droite de coeltieient angulaire égal à — 1 (-).

On auiait alors

(') Je n'ai pas d'analyse quantitative. Cette fonte contenait beaucoup de carbone combiné et de carbone grapliitoïde, beaucoup de piiosphoie, beaucoup de soufre^ un peu d'arsenic.

(') Le gros trait placé dans le bas de \sl Jig. i3 indique la direction des droites de coefticient angulaire égal à ( — i).

PROPRIÉTÉS MAGNÉTIQUES DFS CORl'S. I o3

Oi) voit que la fonte blanclie est assimilable à un corps faiblement magnéli(jue sur un intervalle de température plus grand que le fer doux. La présence du carbone contribue donc à maintenir le fer à plus basse lempérature dans l'état où il se trouve entre 980° et 1280".

NICKRL.

La tempéralure de Iransforinalion ningnétlcjne du nickel est voisine de 34o"; nous avons étudié ce corps entre 3^3° et 806*^. Le coeflicient d'aiinanlalion est alors indépendant de l'intensité du cliamp. Il décroît régulièrement et très lapidement quand la lempérature augmente. Le nickel était renfermé dans un tube de platine. Les résultats obtenus sont consignés dans le Tableau XV^ eiy%. 12.

MAGNÉTITE.

Le magnétite (fer-aimant Fe^O') est le coips feriomagnétique qui se prête le mieux à une étude complète des propriétés magnétiques an-dessus de la tempéralure de transformation. C'est nu corps stable que l'on peut cliauffer à des températures ti es élevées dans des ampoules de platine sans l'altérer. Les trois écliantillons sur lesquels ont porté les expériences ont été pris dans un même cristal de magnétite octaédiique (provenance d Essex, Etats-Unis). La température de fusion a été trouvée c\ i?)yy^\ La température de transformation magnéticjue a lieu vers 535°. De 55o** à i3^o°, le coefficient d'aimantation est indé[)endant du champ et décroit très régulièrement quand la température s'élève.

Les déterminations relatives aux trois échantillons sont respectivement données par les Tableaux XVl, X\ Il et XVllI, et les courbes des fig. 12 et i3.

Io4 p. ClIRIK.

Les résultats obtenus avec les deux premiers écbantillous sont coiivenabiement rcpréseiués [)ar la courbe (i) (/?«". i3) [points (o) et (o)]. Les résultats obtenus avec le troisième sont un peu plus forts et sont repiésentés par la courbe (2), points (o).

On voit qu'aux températures snpérieures à 85o°, les résultats sont convenablement représentés en coordonnées logarithmiques par une droite ayant un coefficient angulaire égal à ( — i), c'est-à-dire que, à ces températures élevées, la magnéiite se comporte comme les corps faiblement magnétiques, comme l'oxygène, comme le fer. Le coefficient d' aimantation de la niagnétite varie en raison inverse de la température absolue entre 85o° et i36o°. Ceci semble être une loi limite vers laquelle tend le coefiîcient d'aimantation de la magnéiite lorsque la température s'élève. Cette loi se vérifie avec une approxiniation comparable aux incertitudes des expériences qui, à vrai dire, sont peu précises à ces tempéialures (voir fig. i3). On a, entre 85o" et i36o",

Le Tableau XIX a été dressé d'après l'ensemble de nos déterminations pour repiésenter les propriétés magnéti(|ues de la magnétite.

Je désirais beaucoup savoii' si le coefficient d'aimanlation variait au moment de la fusion. Tous les essais, dans ce sens, sont demeurés infructueux et, en atteignant la température de fusion, iS^y", quelque accident mettait chacjue fois fin aux expéiiences. Dans la dernière série, la température étant montée accidenlellemeni au-dessns de i4oo", le four de porcelaine s'est boursouflé et a fondu, enveloppant dans une sorte de gangue tout ce qu'il contenait.

PROPRIÉTlts MAGINÉTIQUFS DRS COUPS. I ()5

Tableau XIV.

Fonte.

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