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ACTE PREMIER

La cour d'une auberge, sous des poutres formant tonnelle entre les deux bâtiments, au flanc de la colline.

Derrière les trois piliers de soutènement, au fond, passe la route qui monte de gauche à droite, tourne et se perd.

Dans la cour même, où fleurissent des branches de citronniers et de myrtes, sont suspendus, partout, aux murs, aux arbustes, des faisans et des guitares, des pintades et des mandores, parmi des chutes de vignes folles et de clématites.

Sur la façade de droite monte un escalier tournant vers une porte dans le mui^; cette porte s'ouvre sous un auvent d'où retombent des glycines; au premier plan, du même côté, une petite porte basse; plus haut, une crédence surchargée de volailles rôties, parées de leurs plumes, et de flacons.

Dans la façade de gauche s'ouvre, au second plan, une sorte de portique bas, avec des fleurs retombantes; du même côté, -au premier plan, une table entre deux escabellcs.

Ça et là des sièges d'écorce.

Au delà des trois piliers, au fond, et de la route montante, se creuse une vallée ; on aperçoit un des bras du Reno, qui vient de gauche, apparaît un instant, tourne et disparaît, caché par la colline : des barques entre les rives fleuries du fleuve.

Tout à fait au lointain, dans le plein jour ensoleillé, la ville de Bologne, blanche parmi des jardins grimpants, et la tour des Asinelli, lourde et sombre, et le palais de la reine.

Une impression de lumière chaude et dorée, de joie et d'espace. C'est la fin de l'après-midi. -

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