‹ Thétre en versChapitre 91 sur 96 · LA DAME DE QUESNOY · texte numérisé non relu

LA DAME DE QUESNOY

Quand le roi Charle, hélas! que le ciel rassérène! Est entré, Ion eût dit le père de la reine,

LA REINE

Flatteuse!

LA DAME DE ROMANS

se piquant d'honneur

Et le dauphin, quand on le regardait Auprès d'elle, avait Tair de son frère cadet.

LA DAME DE QL'ESNOY vaincue

Oui, de cinq ou six ans.

PREMIER FOU

. Payez toute la dette :

C'est madame Isabeau qui semblait la cadette.

LA DAME DE ROMANS

Tais- toi, méchant bouffon ! .

Au dehors éclatent brusquement les cris : « Vive Bourgogne! Vive Orléans! »

LA REINE

Hé 1 quoi, des cris encor !

Sur un signe ée la reine, les dames vont à la fenêtre, à l'exception d'Irène, restée, pendant toute la scène, pâle et soucieuse.

PREMIER FOU

Ces bourgeois de Paris! Ils font le bruit d'un cor Immense où soufflerait la tempête en personnel

DEUXIÈME FOU

Une chasse à rebours ! c'est le gibier qui sonne.

LA DAME DE CDATEAUX do la fenêtre

Les ducs, madame! Heureux et la main dans la main, Les voici ! /

LA DAME DE ROMANS

Monseigneur de Bourgogne, en chemin.

Parle au peuple.

■ LA REINE

à part

.Rusé Bourguignon.

Haut à Irène :

Le vidame De MauUc a t-il paru? Voyez là.

Irôno monte vers le fond, jette un coup d'œil dans la chambre de parade et redescend.

IRÈNE

Non, madame.

. I^ reine se délopnie vers Irène et la regarde fixement. LA REINE

Comme vous êtes pâle I

Elle prend le petit miroir sur la table et le donne à Irène.

Est-ce un reflet trompeur

Qui m'abuse?

qui replace le' miroir après s'être mirée

En effet, je suis pâle.

J'ai peur.

Les dames se rapprochent. La reine suit d'un regard méfiant Irène qui descend vers la petite porte de droite.

Elle sort.

PREMIER FOU

surprenant le deuxième fou au moment où celui ci va dévaliser le buffet

Vous y voilà, gourmand !

Il le chasse, prend sa place et va se verser à boire. DEUXIÈME FOU

Je t'y prends, bon ivrogne î

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