SCÈNE xrx
LES PRÉcÉDENs , LEIRAS , UN SOLDAT.
LE SOLDAT, CH deliors de la tente.
On n*eRtre pas.
LE'tHAs , levant les rideaux-* *
J'entrerai... Le roi aux genoux de sa femfiic !... Tout est reconnu...
THIBAULT , se relevant.
Quel est ce bruitj? Que vois-je ! Mon cher Leïras... Dieu soit loué !... Voilà encore un brave homme que mes ennemis m'ont laissé. Ma foi , il faut que je t'embrasse... car j'ai l'âme bien joyeuse de te revoir. Mais comment as-iu échappé au duc de Bretagne ?
LEÏRAS.
( A part. ) Marie garde le silence ! ( Haut. ) Seigneur, le souvenir m'en faitverser encore des larmes d'admiration. — Il vous souvient qu'aux premiers sons du tocsin , vous vous arrachâtes des bras de Marie , la repoussant avec indignation... car vous avez eu l'injustice de l'accuser de perfidie.
Vive dieu ! quelle injustice... {Leïras parait étonné.^ Mais continue.
LEÏRAS.
J'étais poursuivi par les meurtriers , j'entre dans l'appartement de la princesse. Au nom du ciel, qui êtesvous , me dit-elle avec la plus grande terreur. — Madame, parlez bas , je suis français ; ils sont là , ils vont m'atteindre, — Hé bien î je vous sauverai. — Mais, princesse , vous vous exposez vous-même. — Tant mieux , plus de danger , plus de gloire.