‹ Thomas Corneille, sa vie et son théâtreChapitre 165 sur 206 · MADAME .10 II IX · texte numérisé non relu

MADAME .10 II IX

Non, je vous garantis plein de vie, tant que vous tiendrez votre petit doigt de la manière que je vous l'ai montré. Vous prendrez un habit sans manteau, quand vous serez retourné chez vous.

GILET

Oh ! il ne tiendra pas à l'habit qu'on ne me craigne! »

L'occasion se présente aussitôt de faire l'essai de cette arme si précieuse : un butor entre comme un boulet, bouscule Gilet, veut le mettre à la porte et le soufflette enfin. Gilet dégaine, à moitié rassuré et s'encourageant lui-même à voix basse : « Ne te laisse pas insulter, Gilet ». Le charme opère merveilleusement : Tint rus se trouve désarmé du premier coup : et c'est là que Gilet est admirable!

GILET

« Poltron, tu recules. Voilà ton épée qui tombe. Il ne tient qu'à moi de te tuer.

MADAME JOBIN

Ne le laites pas. A dus lavez vaincu; c'est assez de gloire pour vous.

ni clos (On a deviné que le malotru est un compère) : J enrage. Mon épée m'échapper des mains !

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