‹ Thomas Corneille, sa vie et sor théatreChapitre 110 sur 209 · Jodelet. Mon père · texte numérisé non relu

Jodelet. Mon père

Pascal. Laissons là ta généalogie.

Ton nom est Jodelet, ton emploi ta folie.

Jodelet. Ne suis-je pas marquis?

son visage ', à sa « nasillardise ' » ; tantôt ce sont des mots fabriqués ou employés à contresens ', tantôt des Séries de dictons populaires ^ ou d'absurdes allitérations :

Elle est presque toujours sur le raisonnement Et, raisonnant, raisonne irraisonnablement.... J'y pense, j'y repense et plus que tu ne penses.

Il faut croire que ces misérables facéties devenaient plaisantes a passer par la bouche du comédien !

Jodelet n'avait encore brillé que dans des rôles de valet. Thomas Corneille lui fit, dans Don Bertrand^ représenter un gentilhomme, mais un gentilhomme d'une espèce particulière, une sorte de hobereau campagnard, vieux, laid, malpropre et grossier, à la fois imbécile et méfiant, personnage grotesque jusqu'à l'invraisemblance, que l'auteur avait été chercher dans une des plus folles comédies de Rojas, et dont Scarron

Pascal. On te donne en effet

Le ridicule nom de marquis Jodelet; Parce que tu fais rire, on te courtise, on t'aime. Pauvre foui {Geôlier^ ï, v.)

1. Ai-je d'un assassin l'envisagpcment blèmc? {Geôlier, III, vxx.)

2. Il débite son fait fort nasillardement. {Don Bertrand, \, ii.)

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