‹ Thomas Corneille, sa vie et sor théatreChapitre 112 sur 209 · Et d'ailleurs, s'il n'a soif, fera-t-on boire un Ane · texte numérisé non relu

Et d'ailleurs, s'il n'a soif, fera-t-on boire un Ane

{Don Bertrand, V, viii.)

Les oiseaux étaient drus : ils se sont dénichés. {Don Bertrand, V, ix.)

.... Vous êtes forte en gueule :

Votre langue a passé de nouveau sous la meule, Elle est bien affilée!... {Don Bertrand, IV, v.)

se souvint sans doute, quand il composa Don Japhet d* Arménie *.

L'horrible don Bertrand * a songé à se marier : ébloui par ses 6000 ducats de rente, un père intéressé a eu la faiblesse de lui promettre sa fille. Don Bertrand vient au-devant de sa fiancée sur la route qui va de Madrid à Tolède ; il la rencontre auprès d'une hôtellerie et, si Ton veut un échantillon de son langage , voici quel obligeant accueil il lui fait : après avoir reproché au père d'avoir sans invitation accompagné sa fille, « pour se bourrer au repas de noce », il tend à sa future femme une main couverte de plaies et, comme elle se recule avec dégoût : « Ce n'est, dit-il, qu'un peu de gale :

Je tâche à lui jouer pourtant d'un mauvais tour : Je me frotte d'onguent cinq ou six fois par jour; Il ne m'en coûte rien, moi-même j'en sais faire; Mais elle est à l'épreuve, et comme héréditaire. Si nous avons lignée, elle en pourra tenir.

Mon père en mon jeune âge eut soin de m'en fournir ; Ma mère, mon aieul, mes oncles et mes tantes Ont été de tout temps et galants el galantes (quel aimable

[calembour!).

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