‹ Thomas Corneille, sa vie et sor théatreChapitre 14 sur 209 · Scarron, Œuvres ^ I, p · texte numérisé non relu

Scarron, Œuvres ^ I, p

Il est probable que le « régal » consistait en une pension de 1 000 livres *, que chacun des deux frère» toucha pendant trois ans, de 1658 * a 1661 '.

La tragédie de Stilicoriy composée très vite a Ja fin de 1659 *, fut représentée le 27 janvier 1660, et, comme nous avons dit, sur la scène de THôtel de Bourgogne. Les comédiens du Marais, fâchés que Thomas les eût quittés, essayèrent, paraît-il, d*organiser une cabale pour faire tomber cet ouvrage *; mais ils ne réussirent pas, et Stilicon fut si bien accueilli, qlie les comédiens ne voulurent pas choisir d^autrc pièce, quand, le jeudi 19 février, ils célébrèrent la publication de la paix des Pyrénées par une représentation d'apparat *.

La très médioci^e comédie du Galant Doublé avait été jouée quelques jours avant Stilicon '. Quant au

1. La pension de La Fontaine était de 1 000 livres. Fouquet ne pouvait pas donner moins aux deux plus célèbres auteurs dramatiques de ce temps.

2. Dans la dédicace de la Mort de Commode (imp. en 1659), Thomas parle déjà des présents qu'il a reçus de Fouquet : a Je puis dire, Monseigneur, que vous m'avez ôté en me donnant^ et j'ai droit de me plaindre de ces généreuses marques de votre estime qui semblent corrompre là juste sincérité de mes sentiments ».

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