‹ Thomas Corneille, sa vie et sor théatreChapitre 156 sur 209 · De Montcrif; Cendrillon est de Favart · texte numérisé non relu

De Montcrif; Cendrillon est de Favart

simulée *. La religion elle-même avait dû se scandaliser de voir produites sur la scène, quoique avec les meilleures intentions du monde, ces pratiques de sorcellerie qu'elle avait dû souvent condamner. On sait quels ennuis s'était attirés Tabbé Brigalier, plusieurs années auparavant, en voulant s'amuser à quelques innocentes métamorphoses * : la comédie de la Pierre philosophale ne devait pas plaire davantage à l'Eglise, et ce fut sans doute son intervention qui en assura l'insuccès.

La Desfineresse ' est à la fois une pièce a machines et une pièce de circonstance : les curieux événements auxquels elle dut sa naissance, le prodigieux succès qu'elle obtint nous rendent cette comédie tout particulièrement intéressante, et comme elle nous est parvenue dans son entier, et avec elle une sorte de programme illustré qui en explique les trucs les plus ingénieux, il vaut la peine et il nous est permis d'en discuter le mérite.

On sait quel bruit avait fait le procès de la Brinvilliers, quels grands personnages y avaient été mêlés et

1. Th. CorneiUe semblait ayoir pressenti ce danger : il écrivait dans la préface du Livre de sujet que l'on Tendait à la porte du théâtre : « 11 était ' assez difficile d'accommoder ces matières au théâtre et de traiter d'une manière comique ce qui parait être sérieux» On demande par grdce qu'on écoute avec attention arant que de porter son jugement, étant impossible que ceux qui n'auront pas suiTi le sujet condamnent avec connaissance de cause. »

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