‹ ThorvaldsenChapitre 112 sur 207 · DEUX CARIATIDES · texte numérisé non relu

DEUX CARIATIDES

Marbre. — De chaque e*ilé du trône, au palais de Christiansborg, à Copenhague. — Hiiii ,*Jni 13 r.

Ces deux figures rappellent les cariatides de rÊrechtheum. L’une, qui tient la main gauche sur sa poitrine, est vêtue d’un ehiton dorique recouvert d’une peau de Imhic; elle personnilie le peuple. L’autre porte par-dessus le ehiton ionique un péplum retenu aux épaules par des lanières, et tient dans la main droite une boucle de ses cheveux; elle figure la classe élevée de la société.

Modelé à Home en 1813, sur la commande d'un comité polonais, d’après la résolution prise par les chambres polonaises le 2(5 juin 1812, résolution basée sur les paroles adressées pari Empereur, à Vilna, aux dix personnages polonais envoyés près de lui. — La destination de ces figures a été changée. ( P. p. 48.) Les modèles de plâtre figurent au Musée.

L'ESPÉRANCE. (P. la figure, p. 3.)

Statue; marbre. — • Musée Thorvaldien. — Haut., 1 m. tiJ e.

Cette figure, imitée de Part égi né tique, est conforme au type semi-hiératique admis à cette époque de Part grec pour représenter l’Espérance. La déesse s’avance lentement, le visage entièrement placide; elle relève de la main {'anche le pan de sa longue tunique qui trahie à terre, et présente de la main droite une fleur sans corolle, dont la graine est sur le point de se répandre. La tête de l'Espérance est ornée d’un large diadème et sa chevelure tombe en grosses boucles.

Modelé à Rome en 1817 et 1818. (P. p. 188.) Le modèle de plâtre figure au Musée. Deux marbres un {►eu réduits ont été acquis par le baron Guillaume de Humboldi. L'un a été placé au château de ce ministre près de Tegel ; l'autre sur la tombe de la baronne, dans le jardin du château. Le Musée de Berlin possède un plâtre, le château de Sans-Souci une copie.

HÉ RK.

Statue; plâtre. — Musée Thorvaldsen. Haut., I m. 59c.

La jeune fille présente de la main gauche une coupe pleine; la main droite tient l'amphore. Le double ehiton dorique que porte Ilébé est détaché sur l'épaule droite et laisse le sein droit découvert.

Modelé à lloinc en 18(N5. (P. p. 40 et 187.)

HÉBÉ. (P. la figure, p. 191.)

Statue; marbre. — Acquise par M Alexandre Baring, en Angleterre. — Haut , 1 m. 53c.

Cette figure, variante du modèle précédent, exprime mieux la grâce mêlée de pudeur que doit avoir la jeune déesse. La tunique est attachée sur les épaules et recouvre les deux seins. L'attitude est d’ailleurs la même.

Modelé à Home en 1810. (P. p. 53 et 187.) Le Musée possède une ré|»élition de marbre cl le modèle de plâtre retouché par l’artiste. Cette ligure a été exécutée eu bronze dore (haut., 32 e.) pour le prince Christian- Frédéric, depuis roi de Danemark.

CATM.OGUK. 255

l.ES TROIS GRACES. ( V . I» figure-, l».)

Croupe; marbre. — A ta maison de camftaqne de M. Donner, prêt d' Alloua. — Haut., I ni. làc.

La figure du milieu se présente de face, les deux autres de profil. Celle des trois Grâces qui se lient entre les deux autres étend les bras pour enlacer également ses deux sœurs, qui s’appuient sur elle cl l’embrassent à leur tour. L’une de ces déesses, qu’on voit à droite, porte la main gauche au visage de la première par un mouvement affectueux. L’Amour assis joue de la lyre; derrière le groupe se trouve un vase sur lequel sont posés les vêtements des trois sœurs.

Ce marbre est malheureusement veiné. La composition a été modelée à Home de 1817 à 1819. ( V. p. 57 et 186.) Le modèle de plâtre figure au M usée Tliorvaldscn , ainsi qu'une esquisse (haut., 59 c.) dans laquelle les attitudes sont un peu différentes. L'Amour tic figure pas dans cette esquisse, et sa place est occupée par une corbeille de Heurs.

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