HOMÈRE
Iia»-rrlirf ; pliirr — J/uirr Thorvaldsen, — Haut., 98 c.; larg., 1 ni. 99 c.
lx* poêle a déposé son bâton de vovaj;e, son sac el sou chapeau; assis sur les niarclies d’un temple, il chante en s'accompagnant de la lyre devant le peuple assemblé. Près de lui un jeune homme écrit le |>oëmc sur une tablette, et un autre Grec écoute avec recueillement. Devant Homère sont groupés deux jeunes garçons dont l'un est armé d’un disque, un homme dans la force de l’âge, une femme portant son enfant, lin guerrier qui brandit son glaive, et un vieil lard appuyé sur son bâton.
Viennent enfin deux personnages drapés à l’antique, dont l’un est sir Henrv Labouchère et l'autre Thorvaldsen.
Modelé à Rome eu 1836. Sir lleurv Labuuchèrv avait commande à Thorvaldsen uni* statue d’Achille, qui n’a d'ailleurs jamais clé exécutée, dont le piédestal devait être orné de plusieurs bas-reliefs représentant des sujets de l'antiquité grerque. La cont|HMUtiott d'Homère, Achille et Thétis , Achille et le cenhiure C hiron , tes Adieux d'Hector et d' Andromaoue , furent imaginés |M>ur figurer sur ce monument. Les variantes d'Achille et Briséis et iY Hector devant Paris et Hélène furent aussi remaniées pour être jointes aux ouvrages précédents.
ENTRÉE D’AI.EXANDRE A BABYLOXE. (l\ le. figure., P . 05, 107 « 191.)
lUi*. relief; pl&frc. — Au palais Quirinal , <i Rome — Haut., I tu. !" e. ; larg., 35 m. 20 c
Au milieu de la frise, Alexandre, porté sur un char triomphal, se tient debout, la tête lexée, le sceptre à la main droite, la main gauche posée sur la hanche. La Victoire, saisissant d’une main le devant du char, vole et guide les chevaux.
A la suite d’Alexandre marchent deux écuyers et deux hommes qui conduisent le fougueux Bucéphale. Iléphestïon à cheval, puis Parménion et Amvntas, s’avancent à la télé de la cavalerie macédonienne; les soldats à pied viennent ensuite, Un vieux guerrier conduit un éléphant chargé de butin près duquel un général perse, la tête baissée, «*st gardé par un jeune soldat. Un cavalier lance son cheval pour regagner son rang. A l’extrémité du bas-relief, un guerrier montre le cortège à un homiiie drapé à l’antique : cet homme est Thorvaldsen.
A gauche, dans l'autre partie de la composition, les vaincus viennent à la rencontre d’Alexandre. Devant le cortège, la déesse de la paix, une corne d'a!*oudanre ail bras, offre une branche d’olivier an conquérant. Derrière elle se présente, dans une attitude suppliante, le général perse Mazée, accompagné de ses cinq fils et de deux guerriers. Des femmes sèment «les fleurs sur le chemin; d’après les ordres de Bagopliaiiès, on dresse un autel de parfums; deux hérauts sonnent de la trompette. Oii amène, comme présents au roi macédonien, des chevaux, uu lion et un tigre enchaînés. Des astrologues chaldéens sortent de la porte de la ville, près de laquelle sont postés deux guerriers perses. Un pâtre et sa famille se trouvent près de cette porte, el urt jeune berger ramène le troupeau des champs. Des vases de parfums sont placés sur les murailles, au-dessus desquelles on voit la cime des arbres des jardins suspendus. Le dieu du fleuve, appuyé sur une urne el tenant un gouvernail
CATALOGUE
H des épis, esl couché près des murs de ltahylone; il a près de lui un tigre, |>our rappeler son nom, et la tour de Bélus. Peux mareliands s'enfuient sur une barque, et plus loin, à l’ombre des palmiers qui bordent le fleuve, un jeune humilie est tranquilleinent occupé à pêcher, tandis que son chien aboie.
Modelé à Rome en 1H12. (F. p. W e| 191.) Le Musée Thorvaldsen possède un plÀirr moulé sur le modèle.
Celle frise a élé deux fois exécutée en niarhn-
I. — Le premier marbre , acquis par le comte de Sommariva, a été placé en I8Î8 dans la villa de ce seigneur, près du lac de Cômc. Les proportions sont les mêmes que celles du plâtre «lu Quirinal, mais des modifications ont été apjKirtèc* à plusieurs des figures. Alexandre, la main droite appuyée sur le sceptre, la gauclic sur le devant du char, tourne la tête et lève les yeux. La Victoire tient les rênes des deux mains. La faix n’a pas d'ailes; Plutus enfant l'accompagne. Trois musiciens précèdent les deux Babyloniens qui sonnent du cor. h» Macédoniens comptent cinq nouveaux cavaliers; un guerrier à pied suit l'éléphant et remplace le cavalier attardé; enfin Sommariva figure lui-même dans cette frise, auprès de l’artiste, qui lui montre le cortège. Le Musée Thnrvaldscn possède le modèle de plâtre de cette variante (haut., i m. 17 c.; larg., VO m. 94 c.).
II. — Le deuxième marbre, exécuté en même temps que le précédent, mais terminé plus lard, a été placé dans le palais de Chrhtianshorg, à C<q»enhague. Il diffère eu plusieurs points des deux modèles que nous venons de décrire. Alexandre et la Victoire y figurent à peu près comme dans le marbre de Sotnmariva, mais à l’extrémité de droite on ne voit plus que Thorvaldsen abrité sous un palmier. A gauche, le chien du pécheur est remplacé par plusieurs figures : un jeune homme et un enfant regardent passer le cortège; un autre enfant monte sur le chameau que retient un chamelier. Le fleuve Fuphrate a pris la place du Tigre et de «es attributs. Les musiciens et les cavaliers ajoutés au marbre précédent figurent également dans celui-ci, qui montre en outre un groupe de llahvloiiiens conduisant des chevaux, une mère qui place un jeune garçon sur le dos d’un des moutons, et qui a près d’elle une petite fille. Le Musée possède un marbre de demi-grandeur (haut.. 56 c. ; larg., 23 m. 16 c.) de la frise du |»alais de Cbristiansborg, ainsi que les modèle* de grandeur entière des pièces ajoutées.
A notre connaissance, plusieurs plâtres du Triomphe tf Alexandre ont été exécutés. L'un, commandé par le duc de Leuchletibcrg, a été placé dans le (talais de ce prince à Munich. Cl» antre a été acquis par un Anglais. Ces deux copies ont été faites d’après la frise du Quiriual. En France, nous devons à la mission de M. Charles lUauc un modèle de demigrandeur que possède le Louvre : ce plâtre est en bon état. Il existe à Polsdam 'Hum romain ) une copie du Triomphe d'Alexandre.
Au Musée Thorvaldsen se trouve le dernier modèle tic la pièce du milieu, dans lequel la tête d'Alexandre, scmblahlc à la tète de la médaille antique, est présentée de profil. On voit aussi à ce Musée un marbre de l'Alexandre (variante peu différente de cette même figure dan* la frise du palais de Chiistianskorg) et Ici modèles de pl.itrr de deux pièces qui n'ont pas été utilisées : un jeune homme conduisant à la main un cheval, et un guerriei retenant un autre cheval qui se cabre, effrayé pai les aboiements d’un chien.
La frise de la villa Sommariva, copiée par un marbrier italien nommé Pisiiini. «<• débitait à Scagliola. C'était un très-petit modèle, de 4 c. de haut. Le modèle de demi-grandeur, tel qu’il figure au Musée Thorvaldsen. *r vendait à Rome, en terre cuite, au prix de mille scudi.