CORTEGE AU PARNASSE
Bas-relief; plâtre. — Musée Thorvaldsen. — Haut., 66 c. ; larg., 5 m.
Apollon est monté sur un char auquel est attelé Pégase et que conduit un génie portant un flambeau. Les Grâces s’avancent en dansant, guidées par l’Amour, qui les retient par des liens tressés avec des roses. Un autre Amour vole au-dessus des trois sœurs et jette des fleurs sur leur chemin. Les Muses viennent ensuite : Clio, Euterpe, Thalie, Melpomène; un Amour joue de la lyre et accompagne Terpsichore et Erato qui dansent; Polymnie marche pensive; Uranie se retourne et regarde les astres; Calliope écrit. Le cortège est fermé par Mnémosyne , accompagnée d’Harpocrate ; à sa suite le Génie de la poésie, portant une couronne de laurier et une palme, guide les pas d’Homère. Le poète aveugle chante et s’accompagne de la cithare.
.Modelé à Rome en i832. Thorvaldsen avait le projet de composer une frise considérable, représentant le cortège de tous les poètes, et dont ce morceau n'eût été que la première partie (Mùller).
SECONDE PARTIE
LA NUIT. (F. la figure, p. 5p. )
Bas-relief; marbre. — Acquis par lord Lucan, en Angleterre.
— Médaillon : diam., 7g c.
La déesse, la tête ornée de pavots, s’élance dans l’espace et emporte dans ses bras ses deux enfants, la Mort et le Sommeil. Le hibou l’accompagne.
Modelé à Rome en i8i5. Exécuté un grand nombre de fois en marbre, entre autres pour le prince de Metternich. Un exemplaire a été placé, en 1826, sur un tombeau dans l’église de Holmen, à Copenhague. Le Musée possède un marbre et le modèle de plâtre. (T. p. 78.)
L’AURORE. (F. la figure, p. 33.)
Bas-relief; marbre. — Acquis par lord Lucan, en Angleterre.
— .Médaillon : diam., 79 c.
La jeune Eos parcourt les airs et jette des fleurs de ses deux mains. Un génie s’appuie sur l’épaule de la déesse et porte un flambeau levé.
Modelé à Copenhague en 18 1 5. Répété souvent en marbre avec la Nuit, dont il est le pendant. Un exemplaire en a été acquis par M. de Metternich; le Musée en possède un autre, ainsi que le modèle de plâtre. Des répétitions de ce bas-relief et du précédent figurent à la Galerie du duc de Devonshire (château de Chatsworth) et à la Galerie Tosi, à Brescia. h’Aurore a été reproduite par le graveur Gube, de Berlin, au revers d’une médaille frappée en l’honneur de la princesse de Liegnitz. 11 existe aussi de l’Aurore et de la Nuit plusieurs marbres de demi-grandeur. ( V. p. 78.)
LES AGES DE L’AMOUR. (F. la figure, p. 109.)
Bas-relief; marbre. — Acquis par M. P. C. Labouchère, en Angleterre ; appartient aujourd’hui à son fils. — Haut., 5i c. ; larg., I m. 5o c.
Psyché, assise près d’une cage qui renferme de petits Amours, les distribue à tout le monde. Un
CATALOGUE
enfant s’approche innocemment pour jouer avec eux; une toute jeune fille ose à peine les caresser; une autre, plus âgée, se tient à genoux, dans l’attitude de l’adoration, devant l’Amour que Psyché lui donne; derrière elle, une jeune femme en baise un autre avec passion. Une autre femme, qui porte dans son sein le fruit de l’amour, tient par les ailes le petit dieu, qui semble tout endormi. L’Amour .se pose triomphant sur l’épaule d’un homme qui paraît accablé d’un tel fardeau; et plus loin il s’envole, se riant du vieillard qui tend vers lui ses mains tremblantes.
Modelé à Rome en 1824. Le modèle de plâtre et une répétition en marbre figurent au Musée. M. Donner, dans sa villa près d’Altona, possède un vase de marbre sur lequel l’artiste a sculpté cette composition. {V. p. 149 et 323.)
LA BERGÈRE AU NID D’AMOURS. (F. la figure, p. 91.)
Bas-relief; marbre. — Musée Thorvaldsen. — Haut., 61 c.; larg., 59 c. .
Dans cette gracieuse composition sont figurés les différents caractères de l’Amour. La bergère assise tient le nid sur scs genoux; un des Amours n’est pas encore éveillé; l’Amour fidèle caresse le chien; le troisième, bercé par l’espérance, pose sa tête sur le bras de la bergère; deux autres s’embrassent avec passion; l’Amour volage s’enfuit dans les airs, et la jeune fille tend vainement le bras vers lui.
Modelé à Rome en i83i. Inspiré d’une peinture de Pompéi, qui représente probablement Léda avec Castor, Pollux et Hélène. (F. p. 323.) Le modèle de plâtre figure aussi au Musée Thorvaldsen. Un marbre a été acquis par le roi de Wurtemberg.
SECONDE PARTIE