‹ Tiers-ordre Franciscain [microforme]Chapitre 19 sur 103 · IL. Le Tiers-Ordre et la Paroisse · texte numérisé non relu

IL. Le Tiers-Ordre et la Paroisse

Je viens d’une grande paroisse, mère de deux autres ; j'y suis directeur de deux fraternités qui ont donné naissance à huit filles. C’est la paroisse et les Fraternités de Saint-Sauveur de Québec. Si vous me le permettez, je vous dirai que j'ai fait établir en 1898, et que j'ai dirigé durant cinq ans, à Notre-Dame de Hull, une fraternité qui a deux filles et dont la fécondité, quoique lente, n’est pas épuisée pour si peu.

Nos deux fraternités — frères et sœurs — de Saint-Sauveur comptent actuellement plus de mille membres : hüit cents sœurs, deux cent cinquante frères. Voilà les titres bien modestes qui expliquent ma présence à cette journée 1’études franciscaines.

Dans sa lettre d'invitation au R. P. Provincial des Oblats de M. I, le R. P. Jean-Joseph, délégué provincial, avait l’amabilité d'écrire : ‘ Vos Pères ont déployé un zèle éclairé pou r organiser des fraternités dans vos paroisses, en particulier à Snint-Sauveur de Québec. Nous venons vous prier, à titre de reconnaissance, de présenter un rapport sur ‘“ Le Tiers- Ordre et la paroisse. ” .

Toujours les mêmes ces bons Pères Franciscains ! Ils nous aident à faire du bien aux âmes qui nous sont confiées ; ils se dépensent sans mesure pour établir des fraternités ; ils nous envoient des Visiteurs qui se sacrifient durant huit jours et plus, pour ranimer la ferveur dans les fraternités et dans les paroisses ; ils nous encouragent et nous secondent dans la direction du-Tiers-Ordre par la visite des Tertiaires malades et autres qui ont besoin de consolations, et par l'excellente

1. Rapport présenté par le R.P. N. A. Th. Valiquet, O.M.I, à “h jourmé Drncisaine 5 octobre 1915, Montréal. .

‘e'est “À titre de - nous le demandent. :

: +: Voilà üne reconnaissance Gui ressemble singulièrement à - celle de Notre-Seigneur Jésus-Christ envers ceux qui le ser- — vent, aidés de sa, grâce, sans laquelle ils ne peuvent rien, et à qui.“ à titre de reconnaissance, ” I offre le bonheur du ciel. chez les prêtres du ministère paroissial envers vous, qui les

reconnaissance ” qu'ils

> . Pour comprendre ce qu’.st le Tiers-Ordre dans une paroisse, Re il convient de se faire v 1e idée exacte de ce qu'est une bonne

Si nous trouvons dans le Tiers-Ordre tout ce qui favorise le progrès spirituel d’une paroisse, tout ce qui peut la faire Monter de quelques degrés dans l'échelle de ln sainteté, la à - rendre meilleure — je ne dis pas. parfaite, ce serait le Ciel — mais meilleure, d’une manière générale, il faudra conclure

que le Tiers-Ordre est éminemment bon, utile, j'allais dire né- - Cessaire au fonctionnement d’une bonne paroisse.

| enseigne ; celle qui n’est pas entamée ou contaminée par les "esprit mécontents, les soi-disant esprits-forts ; celle où ne pénètrent. pas les journaux, les livres impies, les revues

|. Le TÉRSORDEE ET LA PaROIss

fausses ou des demi-vérités ; celle enfin où l’on croit que la religion telle qu'enseignée par le prêtre et par l'évêque suffit à tout. On est heureux de vivre de cette foi, de pratiquer cette religion -et de la professer jusqu’à la fin de ses jours. > Une bonne paroisse est celle où domine la charité, cette charité si fortement recommandée par Jésus-Christ, qui doit marquer ses vrais disciples ; charité qui régnait parmi les premiers chrétiens jusqu’à faire l’étonnement des païens:

Une bonne paroisse doit se distinguer par l’union des esprits et des cœurs comme une bonne famille, sous la bienveillante direction de son chef aimant et aimé de tous en Dieu et pour Dieu. - ne

3° Une bonne paroisse est celle où l'autorité spirituelle est parfaitement reconnue, aimée et respectée. Les règlements, les ordonnances, les avis, les conseils même de l’évêque et 1 oué sont acceptés comme parole d’Evangile : var les bone jarnisions savent que celui qui écoute l'Eglise écoute Jésus-Christ. “ Qui vous écoute, m'écoute. ”” L’obéissance des paroissiens, c'est l'honneur, la force et la joie du curé; . dépositaire de l'autorité de Dieu.

4 Une bonne paroisse est celle où règnent des mœurs conformes à la direction de l’Evarigile ; celle d’où les occasions de péchés, les scandales, l'intempérance, la rancune, les procès retentissants, les divertissements dangereux, le luxe désordonné sont exclus ; parce qu’ils trouvent dans . l'honnêteté, dans l'esprit vraiment chrétien de la paroisse un rempart inattaquable. Au centre de la-cité — de la pa- 1 .—8e tient le général — le curé—et sur tous les points fsivies,, apparaissent des sentinelles qui veillent et tiennent les ennemis en respect.

Une conséquence logique de ces conditions morales, c’est l'affirmation et la pratique formelle de la. pénitence dans la bonne paroisse ; la pénitence qui offre à Dieu une juste réparation pour les fautes publiques et privées. Les paroissiens, guidés et stimalés par le prêtre, se livrent du moins, aux époques et aux jours déterminés par l’Eglise, à des austérités qui.

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