L. — Son institution ne (Luc
Le Directeur:a le premier rôle dans la fraternité ; toutefois, il n’en a pas toujours été ainsi et il importe de distinguer la législation primitive de l'Ordre d’avec l’organisation
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‘actuelle. C'est en suivant la marche du‘Tiers-Ordre, depuis
son origine jusqu’à nos jours, que nous voyons le rôle du Directeur se préparer, puis se dessiner peu à peu et enfin s’affirmer complètement tel qu'il est aujourd’hui. Il est intéressant et presque nécessdire, pour se faire une idée exacte des fonctions du Directeur et aussi du Discrétoire, de suivre les phases de ce développement progressif.
Voici done ce que nous pouvons voir dès les origines du Tiers- Ordre. Le Troisième Ordre de saint François, comme tout Ordre
- et toute Congrégation, se suffit à lui-même pour son existence
et son administration. Par les élections, il se donne ses ministres ou supérieurs, auxquels il adjoint un Conseil. C’est au Frère Ministre et à la Sœur Ministre ou Supérieure que la législation de l'Ordre reconnait le droit et le devoir de diriger la fraternité, de donner le saint Habit et de recevoir la profession des novices. C'est encore aux mêmes Ministres, d’accord avec leur conseil ou discrétoire, qu’appartiennent de droit et de devoir le soin des infirmes, la surveillance de la fraternité, l'obligation d’avertir les coupables et de signaler les incorrigibles au Père Visiteur, la faculté de disposer des ressources de la fraternité, l'admision des postulants, la formation des novices et tout ce que requièrent le bien et le bon ordre de la fraternité.
Toutefois, saint François fait à ces ministres une obligation d’avoir un prêtre religieux pour Visiteur et correcteur de la fraternité. De plus, il invite les susdits ministres à demander un religieux prêtre pour leur distribuer la parole de Dieu et pour présider les cérémonies du culte exigeant la dignité sacerdotale. -
: Quand le Souverain Pontife Nicolas IV approuva solennellement la Règle du Tiers-Ordre, il ne trouva rien de mieux que de conseiller le choix des religieux du Premier Ordre
pour le soin de la Visite et de la correction des membres du
Troisième, afin de maintenir plus sûrement dans les fraternités l’esprit de saint François.
Toute cette organisation, on le voit, étrit bien démocra-
bien et
igation r de la mander e Dieu
dignité
; solen- » mieux
tique ; aussi les abus =: iirdèrent-ils pas à se produire dans l'administration et :« gouverner. nt des fraternités. Il vint un temps où la Vis te Ces Religic:.x du Premier Ordre ne fut plus un correctif sut'iraut. Pour r :médier à cet état de choses,
: le Saint-Siège réserva aux wuls supérieurs Franciscains,
à l'exclusion des ministres, le pouvoir d’ériger les fraternités,
de présider les assemblées, de donner le saint Habit et de re- cevoir à la Profession.
Plus tard encore Benoit XIII, dans sa bulle Paterns Sedis, reconnaissait aux supérieurs réguliers et À leurs délégués une voix prépondérante dans les délibérations du discrétoire et par conséquent la présidence de ses réunions. C'est ainsi que se déterminaient peu à peu les attributions des supérieurs du Premier Ordre et de leurs délégués ; c’est ainsi que le Troisième Ordre resserrait de plus en plus les liens de famille qui l’unissaient au Premier en rendant la direction et la présence des supérieurs de ce dernier absolument nécessaires.
Enfin Léon XIII par sa constitution Misericors Dei . Filius a mis le Tiers-Ordre sous le contrôle absolu des supérieurs du premier Ordre en leur réservant la charge de Visiteurs qui jusqu'alors pouvait être exercée par d’autres prêtres réguliers. Disons bien vite, car il ne faudrait pas l’ignorer ni l'oublier, que le Ministre Général de tout l'Ordre des Frères Mineurs, seul et légitime successeur du saint Fondateur, .comme Père et chef de toute la famille séraphique, avait toujours conservé pour lui et ses religieux le pouvoir d'admettre dans le Tiers-Ordre, et de constituer, diriger et visiter les fraternités ;. la bulle Paterna Sedis en fait foi.
Mais le Tiers-Ordre allait se multipliant partout, jusque dans les localités les plus reculées, 1à où les supérieurs du Premier Ordre ne pouvaient que trè difficilement parvenir tant par eux-mêmes que par des délégués de leur Ordre. Force leur fut done, pour ne pas endiguer le bien et La salutaire influence du Tiers-Ordre, de communiquer leurs pou-
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étaient revêtus de l’autorité"de délégués et pouvaient en exer- ” cer tous les pouvoirs suivant la teneur de leur délégation. ": Hs portent le nom de directeurs ou de commissaires et exercent leurs facultés sous le contrôle des supérieurs majeurs du Premier Ordre, en leur absence.
ee Voilà donc l'autorité du Directetir légitimement établie; - disons maintenant ce Qui doit dtn()-c4'quals ant les : @ovoirs qu'il à remplir.