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comme nous l’avons dit plus haut.
L—fla nécosuité
Elegi vos ut fructum afferatis.
(Joan. 15, 16).
Le Discrétoire, c'est-à-dire le Conseil, est l'aide’ nécessaire du Directeur dans le gouvernement de la fraternité. Si dans le cours des âges, les Souverains Pontifes ont dérogé aux pouvoirs des Ministres au profit des Directeurs, ils n’ont point touché aux pouvoirs du Discrétoire lui-même. Ses droits et ses devoirs restent les mêmes en tout ce que le Saint: ‘Siège n’a-pas formellement modifié. Léon XIII lui-même nous donne à entendre cette vérité quand, après les impor. tantes modifications qu’il a faites à la Règle, il nous déclare
qu'il n'entend pas pour cela porter atteinte à la nature même
Ér Re a
PE RÉUSSIR le droit
par la force de la Règle aux Ministres avec leur Discrétoire. lie Ce db Ve. ni le Directeur ne peuvent recevoir quelqu'un sans leur consentement. Les postulants ainsi admis seraient Tertiaires, mais isolés et non membres de la
- Méconnaître l'autorité du Ministre ou de la Supérieure
et de leur Discrétoire, c’est méconnaître la nature même du
Tiers-Ordre, c’est assimiler le Tiers-Ordre à ces confréries
Où-amocistions dans lesquelles le président ou la présidente ‘7 exerce une action à peu près nulle.
Il ressort de tout cela que le Discrétoire est indispensable pour la constitution valide d’une fraternité, à tel point qu'il ne saurait y avoir de fraternité sans Discrétoire. Nous l’avons
: vu les fraternités ont été créées et elles nt subsisté sans les Es Directeurs ! is qu'ils existent actuellement, mais élles n’ont
et ne peuvent exister sans leur Discrétoire.
Cette nécessité du Discrétoire rous fait entrevoir son importance et le soin qu’il faut apporter au bon choix de ses membres. Les Tertiaires qui le composent doivent être autant. d’apôtres animés d’un zèle ardent, bien imprégnés de l'esprit du Tiers-Ordre, et dirigés par la prudence sous peine de compromettre l’œuvre de Dieu. Le Ministre, le Maître des novices et le Secrétaire particulièrement sont fes trois rouages principaux C1 fonctionnement général. Lorsqu'on peut trouver des sujets capables de bien remplir ces trois emplois, le dévouement du Discrétoire et la ferveur des fraternités sont assurés.
Sans anticiper sur ce que nous dirons prochainement de chacune des charges, nous pouvons dès à présent dire du
. Supérieur de la fraternité qu’il. porte le nom de Ministre. isa US PRIS LOTS 1 SE de l'es
prit de Jésus-Christ et de la lettre même de l'Evangile, donne … de préférence aux supérieurs de son Ordre, pour leur rappeler . qu'à l'exemple du divin Maître ils sont envoyés, non pour se faire servir, mais pour servir eux-mêmes leurs frères en religion. Les membres du conseil s'appellent discrets, nom qui leur laisse à entendre que la prudence, la sagesse, la discrétion en un mot, doivent être leur qualité dominante dans tout ce qui touche à leur rôle : un conseil sans discrétion pourrait fort bien se convertir en injure et dommage. Tout conseil réuni porte le nom de Diserétoire ou assemblée des discrets. Il faut avoir bien soin d’écarter des Discrétoires tout esprit étroit, indiscret, ambitieux, négligent et de tenir plus compte du zèle et de l'intelligence que de la situation sociale et de la fortune. Suivant que chacun des membres du Discrétoire remplira son rôle, la fraternité gardera sa régularité . et sa ferveur et élargira son influence : la fraternité sera ce que le Discrétoire la fera. La cause du dépérissement d’un grand nombre de fraternités c’est quele Discrétoire est nul. Le Discrétoire intelligent et bien composé est au contraire la roue motrice de la fraternité. Le Directeur est là pour éclairer, diriger et ratifier en dernier ressort. Quand une fraternité se trouve délaissée ou négligée par l’unique prêtre qui pourrait en prendre soin, elle peut quand même produire des fruits, pourvu toutefois que le supérieur et les discrets RS ne et s'en acquittent fidèlement.